Aaahhh Louis-José! Quel humoriste! Quel Speedy Gonzalez de la langue! Quel timing de la mort! Un spectacle à voir, tellement drôle que j'avais mal aux joues à force de rire...
Nous sommes allés le voir au Centre Bell (On pourra dire qu'on est allés au Centre Bell pendant les séries... :) Les chandails du CH emplissaient la salle et des Go! Habs Go! résonnaient de temps en temps.) et nous sommes les chanceux qui n'ont pas vu notre présentation remise au mois de juin à cause des séries, comme ceux ayant des billets pour le lendemain... Heureuse surprise : nos amis, Katherine et Jean-Luc, y étaient, et ce, dans la section juste à côté de nous.
Pour revenir à Louis-Paul... Il nous raconte les événements de sa vie qui foirent : électroménager qui se rend dans son salon (appelant son vendeur chaque fois que quelque chose lâche dans son appart : "Hey Tony! My washing machine are doing the moonwalk in my living room... WHAT THE FUCK!!!"), tente-roulotte qui balance en Gaspésie, divorce de ses parents, avortement de sa copine, séparation. Devant la montée en gravité de ces déboires, il n'a plus l'impression de pouvoir suivre la parade... d'où le titre de son spectacle. Étonnamment, il a pu aborder des sujets difficiles, rarement traités en humour comme le divorce des ses parents à 60 ans ("J'comprenais pas pourquoi ils ne continuaient pas. C'est comme le trajet Québec-Montréal. T'arrêtes pas à Longueuil pisser, tu t'retiens encore un peu.") et l'avortement de sa copine, moment très touchant où il nous a parlé du point de vue du gars.
José-Louis offre une performance solide où les références aux années 1980 (les bas blancs avec rayure rouge et bleu montés jusqu'aux quadriceps, la moustache du papa, les parents qui fument dans la voiture, fenêtres fermées avec les enfants en arrière sans ceinture) et les anecdotes familiales nous rappellent notre propre vécu. Et il doit être en forme le Louis-George parce qu'il se tortille sur toute la scène (surtout pour nous raconter la fois où il a pogné un coup de soleil dans "l'aisselle des genous") et court d'un bout à l'autre.
Petite mention pour la 1re partie : Philippe Bond a créé une petite frousse aux gens arrivant en retard : "Pour ceux qui arrivent, comme je le disais aux autres, Louis-José ne pourra être là, donc c'est moi qui le remplace." Avec sa face d'employé de Wal-Mart (imaginez un rongeur aux yeux croches), il a bien réchauffé la salle avec un numéro sur un accident de chat et sur le fait que les hommes deviennent de plus en plus roses et les filles de plus en plus gars.
Maman, si Louis-José passe par Amqui, n'hésite pas! Et pour les frérots aussi à Riki, achetez-vous des billets! :)