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mardi 2 septembre 2008

En vélo dans les Laurentides

Long et beau week-end pour faire le P'tit Train du Nord, piste cyclable partant de Mont-Laurier jusqu'à Saint-Jérôme dans les Laurentides, le tout afin de surprendre belle-maman à Val-David pour ses 60 ans.

Et ce fut réussi! Famille et amis s'étaient réunis à l'Auberge Le Creux du vent où la table d'hôte était un délice : saumon mariné, gaspacho, terrine de cerf, saumon et civet de cerf. Beau moment d'émotion que cette rencontre d'après-midi...

Nous avions pris l'autobus jusqu'à Saint-Jérôme et nous pédalions jusqu'à Val-David. Sachant très bien que la piste ne fait que monter depuis Montréal, nous ne voulions pas être tous mouillés en arrivant à l'auberge, erreur... Ce fut le cas parce que ça monte un peu, mais tout le temps... Donc, mon genou était fini à Sainte-Adèle et il restait dix-sept kilomètres à faire en 30 minutes pour être à l'heure pour le "surprise". Taxi! En plus, nous avons découvert que Benoît avait une crevaison... Conseil : Faites le P'tit Train du Nord en commençant vers le haut pour redescendre la piste ensuite, c'est tellement plus simple...

Ainsi, nous avons fait Val-David-Montréal lundi : 94 km. De belles descentes où l'odomètre peut atteindre les 30 km/h ou les 40 quand vous forcez un peu plus. Avec du gravier, ce n'est pas toujours évident. Les beaux paysages ont défilé, ce qui nous a donné le goût de nous y établir... Nous voulons bien des affaires... :)

lundi 9 juin 2008

Une randonnée de vélo pendant une canicule

Nous partons de la maison, pleins d'espoir envers cette journée ensoleillée après toute cette grisaille des derniers jours. Le plan : faire l'ouest de l'île en passant par le canal Lachine, en remontant Sainte-Anne-de-Bellevue pour passer par Senneterre et ses grosses baraques de riches cachées derrière leur haute clôture forgée.

Premier arrêt : Conca d'Oro pour se prendre un lunch que nous dégusterons dans un parc de la ville.

Deuxième arrêt : Le parc Lafontaine où nous mangerons avidement nos sandwichs entourés d'enfants galopant, de gens jouant de la guitare, de jeunes flânant sur la pelouse... L'atmosphère est lourde et chargée d'humidité, mais une petite brise nous rafraîchit de temps en temps. Une demi-heure plus tard, de gros nuages gris gâchent notre bonheur et nous arrosent généreusement.

Changement de plan : on ira vers l'est!

Troisième arrêt : Après quelques kilomètres sur Rachel, le parc Maisonneuve nous accueille à bras ouverts et surtout ses coins d'ombre sous les grands arbres où nous irons faire une sieste et profiterons du vent à écorner les boeufs dans ce coin.

Bilan de la journée : 18 kilomètres et 2 farnientes dans les parcs de Montréal...

La chaleur qui sévit sur Montréal est étouffante... SVP, dame Nature, on ne pourrait pas avoir entre les deux?

jeudi 15 mai 2008

Jour 4 Saint-Placide-Montréal (50 km)

La fatigue se faisait sentir après deux journées de vélo, surtout pour la première grande randonnée de vélo de l'année... Et le vent et les côtes ne nous ont pas trop aidés en sortant de Saint-Placide. Oka étant particulièrement vallonneux. Il était un peu tôt pour acheter des cigarettes, mais les comptoirs pullulaient déjà de chaque côté de la route. Et c'est vraiment impressionnant la quantité de petites cabanes où ils vendent des cigarettes à un prix exagérément bas! Normal que les entreprises de tabac commencent à ruer dans les brancards. Mais bon, normal aussi qu'il y ait de la compétition avec une pareille business... Anyway, nous avons traversé le parc d'Oka et ses pentes cyclables. Un secteur très joli si ça vous intéresse. Nous étions trop occupés à monter des côtes pour prendre des photos, c'est pour dire...

Ensuite, nous avons roulé jusqu'à Deux-Montagnes où nous avons pris le train de banlieue jusqu'à Montréal. Eh oui! On a triché parce qu'on était vraiment fatigués et on voulait profiter de notre après-midi, écrasés chez nous à reposer nos muscles...

Pour résumer, si vous désirez faire une randonnée de vélo dans ce coin, évitez la portion Gatineau-Papineauville sur la route 148. Ou rendez-vous en voiture jusqu'à Plaisance pour faire le parc ou à partir de Saint-Placide jusqu'à Montréal.

mercredi 14 mai 2008

Jour 3 Papineauville-Saint-Placide (76 km)

Après une trop bonne nuit de sommeil, les muscles presque plus endoloris, nous repartons sur la route 148!!

Passons par Montebello où son château nous appelle et nous déchante. Bof! Un gros château en bois rond... Je m'attendais à plus. :) Les outardes et leurs cris nous accompagnent tout le long de la 148. Je n'ai pas eu le temps de les photographier quand elle volaient en V parce que le temps d'arrêter le vélo, de trouver l'appareil, de l'ouvrir et de les prendre en photo, elles étaient bien loin.

Roulons, roulons, roulons sur la 148. Cependant, il y a moins de gros camions et d'animaux morts, donc monsieur et madame étaient contents! Sauf sur ce pont où la vue était superbe, mais où les dix-roues faisaient vibrer toute la structure, un bon massage improvisé... :) Après un arrêt chez Jos Patate (on mange ce qu'on peut sur les routes), nous bifurquons sur le chemin de la 2e Concession à Grenville (habitants de Grenville : les Graineux). À NE PAS FAIRE. Préférer la route 344 où vous ne roulerez pas dans la gravelle, les roues en diagonale, avançant péniblement. Une autre portion où je profanais beaucoup l'Église... En trouvant la montée Vachon (vive l'asphalte!), nous sommes retournés à la civilisation où les belles maisons étaient légion. Beaucoup plus agréables pour les jambes et la vue. Ensuite, vous prenez une piste cyclable fermée qui est située en pleine forêt, que du bonheur!

Nous devions dormir à Saint-André-d'Argenteuil. Toutefois, étant arrivés à 16 h là-bas et ne trouvant aucun restaurant sur le GPS dans les 10 km environnants, nous avons été méchants et avons laissé tomber le gîte déjà réservé... Ouin, ce n'est pas notre façon de faire habituelle, mais que voulez-vous, ça arrive. Et nous ne le regrettons pas, puisque nous avons trouvé une petite perle à Saint-Placide, le Gîte La Capucine, avec des hôtes charmants, Alcide et Julie. Cette dernière est la chef cuisinière de l'endroit et concocte des surprises chaque fois. Délicioso! En entrée, potage au chou-fleur et au poireau; comme menu principal, poulet mariné et cuisse confite aux marrons avec légumes frais et pour dessert, une crème brûlée à l'érable. Cochon! Il faut apporter son vin, mais il y a un comptoir de la SAQ tout près. Pour le déjeuner, un deux services : gauffrettes avec tomates séchées, brocolis et fromage, et pochette de pâte filo au fromage Oka et pommes caramélisées, accompagnés de pains faits par quelqu'un du village et confitures à la pommette et aux bleuets, des rillettes et du caramel faits maison... Tellement bon!!! Et tellement gentils!!! Si vous désirez un week-end en amoureux dans une auberge charmante offrant un repas de qualité : La Capucine! Réserver à l'avance parce qu'ils sont souvent pleins et demander la chambre Bonaparte qui a une salle de bain privée avec un bain thérapeutique...

mardi 13 mai 2008

Exercice d'attention

Etes-vous attentifs?

Jour 2 Hull-Papineauville (69 km)

Après avoir tenté de rejoindre Hull à pied à partir d'Ottawa sur le mauvais pont (comment bien commencer la journée), nous sommes partis plein d'optimisme sur nos montures.

Quelques kilomètres dans le beau parc Leamy, nous atteignons ensuite la route grise. Ouep! Gris comme asphalte, comme accotement et comme gravelle. Le pire segment à vie de la Route verte. En fait, pour être plus explicite, de la "grosse marde". Désolée d'être aussi crue (je l'étais davantage en roulant), mais ne faites jamais (JAMAIS) ce segment de la Route verte (à moins d'amélioration future), surtout si vous êtes une petite famille. Parce que vous passez une grande partie du trajet sur la route 148 avec les gros dix-roues et les voitures qui roulent à plus de 90 km/h. Les déplacements d'air des camions nous tassaient sur l'accotement lorsqu'il y en avait un... En plus, nous avons assisté au festival de la marmotte morte et vivante que nous ne voulions pas voir "mourue" dans nos roues non plus. Le seul côté cute était de croiser un nombre incroyable d'outardes un peu partout dans les champs environnants notre route grise.

Le seul segment vert de la journée était le parc national de Plaisance où nous étions coupés du monde et entourés d'oiseaux, de marmottes (encore) et de grosses barbottes (longues de même comme dirait un certain pêcheur). Très reposant pour le cerveau et les poumons, mais non pour les jambes, puisque nous roulions dans du sable...

Retour sur la 148 avant de rejoindre notre gîte à Papineauville qui était ÉCOEURANT!

À l'Orée du moulin
170, Joseph-Lucien Malo
Papineauville
1 877 423-1120

Prenez la chambre Victoria si vous pouvez et vous vous endormirez au son des criquets et des grenouilles. Le matelas était tellement confortable que nous avons demandé la marque... Notre hôte, Francine, était vraiment charmante et son café un pur délice selon mon homme (dépêchez-vous : le gîte est à vendre et les proprios partiront cet été pour une vraie retraite). C'est une vieille maison du 19e siècle où a habité M. Tucker, le bras droit de Papineau qui a créé la ville. Un moulin se trouvait juste en face auparavant avec un petit ruisseau qui a bien gentiment été mon cobaye avec l'appareil-photo, puisque nous avons pique-niqué au son des glouglou. :)

Deux choses à retenir de cette journée : le gîte À l'Orée du moulin et NE PAS FAIRE cette portion en vélo! :)

lundi 12 mai 2008

Jour 1 Ottawa-Hull

Au menu de cette première journée en sol outaouais : réunion de famille et retrouvailles entre amis!

Avec notre gros VUS (où le GPS nous a été TRÈS inutile.. vive la signalisation!), nous sommes arrivés dans la très belle ville de Hull (ironie ici), mais bon, cela rappelait de bons souvenirs d'université, puisque j'ai fait mes trois stages dans la capitale nationale. Enfin bref, nous voulions passer la journée tranquille avec Michel et Nicole qui ont été d'une gentillesse et d'une patience extrême avec les deux gaffeurs que nous sommes. GPS, je vous dis, GPS... Ou comment trouver une station-service au centre-ville d'Ottawa... Ensuite, visite au Costco où Benoît voulait encore magasiner. Pffff... Je vous dis, les hommes... ;) En fait, il a fait par exprès pour oublier ses bermudas pour qu'on aille en acheter de nouveaux et, par le fait même, se procurer une télécommande universelle high tech. Mais qu'est-ce qu'ils sont retors!! :D

Pour la soirée, retrouvailles avec Milos, notre bon ami serbe, qui habite finalement avec Martine dans la même ville : nous les avons rencontrés à Paris grâce à ce cher Bruno. Et c'est autour d'une bière (deux-trois), pour faire changement, que nous nous sommes retrouvés. J'ai même eu le plaisir de voir des tulipes!!! J'aurai finalement vu mes tulipes un an après le voyage de noces aux Pays-Bas... Et c'était superbe avec le Parlement à l'arrière. Dodo tôt, nous partons demain matin, direction Papineauville!

mardi 6 mai 2008

Nous décollons!

Après avoir pleuré la défaite de nos bien-aimés Canadiens (malgré tout l'optimisme des partisans et la cravate de Carbo, c'était prévisible), nous sommes en train d'organiser nos prochains voyages au grand dam des cheveux de Benoît... Disons que je lui en fais arracher quelques-uns...

Cette semaine, destination : Ottawa! Pour voir un ami et beau-papa. Nous voulions prendre l'autobus avec nos vélos, mais ça coûte aussi cher que louer une voiture. Donc, la voiture a gagné cette fois-ci! Mais le vélo l'emporte pour le retour, puisque nous reviendrons à Montréal sur nos bikes. Photos à suivre!

Et plus tard... Las Vegas! Plus précisément le Grand Canyon où je célébrerai mes 30 ans. Eh oui, le chiffre qui fait peur, la grosse trentaine, la bedaine, les morveux, l'hypothèque... ;) Je voulais être à un endroit spécial et, puisqu'on n'arrêtait pas d'en parler en blague si on choisissait le plan B pour notre mariage, c'est le premier lieu auquel j'ai pensé! Et nous irons voir notre bon ami au Texas et visiter la région par la suite : San Antonio, Austin et peut-être un p'tit tour au Mexique, qui sait! Tant qu'à être à Las Vegas, on irait peut-être voir un spectacle du Cirque du Soleil ... Robert Lepage est derrière Kâ qui semble être époustouflant! Prochain épisode : fin juin

lundi 27 août 2007

La Loire à vélo J3 : Chinon-Saumur (36 km)

> Jour 2 : Villandry-Chinon

Le trajet le plus pentu de la fin de semaine... Heureusement, nous partons de Chinon bien reposés et le ciel semble plus couvert aujourd'hui. Le paysage est charmant sur cette portion à travers la forêt et les villages. Il n'y a pas grand monde sur la piste non plus, ce qui fait du bien aussi. Nous rejoignons ainsi Candes-Saint-Martin au confluent de la Loire et de la Vienne. Joli village fortifié, il est construit tout près d'un château, Montsoreau.

À ce moment, notre enfer commence... La rue des Moulins commence le bal avec 14 % d'inclinaison. Un vignoble à perte de vue nous attend là-haut, et ce, pour plusieurs kilomètres. Ensuite, les maisons troglodytiques que nous verrons à peine, dissimulées parmi les autres. Et là, le mur. LA côte. 18 %. Renversée par cette côte-surprise, je me suis retrouvée les trois fers dans les airs, le quatrième étant toujours attaché à ma pédale... Benoît vous montre bien notre réaction lorsque nous avons vu la pancarte de La Loire à vélo et celle du pourcentage d'inclinaison. "Hé ho! Sont malades!" Même à pied, ce n'était pas évident. En croisant des gens au sommet, nous leur avons demandé s'ils avaient de bons freins... Et là, se sont succédés les vignobles. Quelle belle région que la Loire!

Nous avons terminé notre périple à Saumur où le château nous a charmés. Un succulent repas, un bon rosé et une superbe vue pour terminer ce parcours qui nous aura vraiment réconciliés avec le coin. Nous y avons même rencontré un Français qui arborait une casquette et un t-shirt du Québec! :)

Nous conseillons à tous ce trajet : Tours-Villandry-Azay-le-Rideau-Ussé-Chinon-Saumur! C'est magnifique!

Pour plus de photos du voyage!

La Loire à vélo J2 : Villandry-Chinon (50 km)

> Jour 1 : Tours-Villandry

Requinqués, nous partons à l'assaut des 50 kilomètres et des trois châteaux de la journée! Ça commence bien : une côte! Ce n'est pas grave : un champ de tournesols nous attend en haut pour être pris en photo... Au gré de notre promenade, nous traversons de jolis villages aux pierres blanches et aux toits en tuiles rouges ainsi que maints vergers tentateurs (Non Benoît!). :)

Azay-le-Rideau
Nos freins seront mis à rude épreuve à l'approche d'Azay-le-Rideau pour le premier château de la journée. Ayant été déçus par l'intérieur du château de Villandry, nous hésitons à visiter le château d'Azay-le-Rideau qui est déjà magnifique de l'extérieur. Le soleil étant de plus en plus fort, nous décidons finalement de nous réfugier à l'intérieur. Et quelle bonne décision! Les salles sont très bien entretenues, de jolies tapisseries ornent les murs, de hauts plafonds se parent de poutres et du mobilier d'époque est élégamment conservé dont une table de billard et son boulier du 18e ou 19e siècle. Selon Balzac, ce "diamant aux mille facettes" est peut-être le plus féminin des châteaux de la Loire. Bâti à partir de 1518 sur les ruines d'une ancienne forteresse, il a été pris en main par la femme d'un financier influent sous le règne de François 1er.

Rigny-Ussé
Mauvaise nouvelle : nous devons remonter la pente qui a fait brûler nos freins selon l'itinéraire de La Loire à vélo... Vive les vélos de cyclotourisme! Entre pommes et poires, nous nous faisons brûler la pêche sous le soleil de midi. Ainsi, nous nous réfugions dans l'ombre d'une église à Lignières-de-Touraine pour manger nos victuailles directement de la boulangerie d'en face. Ensuite, nous attendent forêts et charmants villages où nous retrouvons à Bréhémont le trajet initial de La Loire à vélo. Nous roulerons paisiblement jusqu'au château d'Ussé qui a inspiré Charles Perreault pour le conte de la Belle au bois dormant. Plutôt cher (12 euros comparativement à 7 ou 8 pour les autres), nous nous contentons de prendre le château de loin et préférons attendre d'avoir une p'tite fille pour le visiter. :)

Chinon
Le trajet pour nous rendre à Chinon nous fait vivre plusieurs émotions... Jusqu'à Huismes, aucun problème : nous roulons sur la D7 (grande route), mais nous arrivons complètement crevés au village à cause du soleil et d'une autre côte. C'est ainsi que nous nous sommes faits un ami qui voulait nous servir l'apéritif chez lui et nous inviter à souper, tout en se balançant d'un équilibre incertain... Indice : nous étions à côté d'un bar. :) Disons que deux cyclistes avec un casque et un vélo comme les nôtres, ça attire l'attention. Bien sympathique, il nous suggérait de passer par l'autoroute et non par les chemins de campagne privilégiés par le guide de La Loire à vélo. Nous avons décliné son offre en nous imaginant la tête de sa femme en voyant deux Canadiens arriver à l'improviste pour souper... :) Et puis, nous voulions arriver à Chinon pour profiter au maximum de la ville. Devinez quoi? Il avait raison! Nous nous sommes perdus (un peu) dans les chemins de bois où les indications n'étaient pas légion. Après nous être renseignés auprès d'une gentille dame, nous avons retrouvé notre chemin. Ce n'est qu'un peu plus tard dans notre voyage que nous nous sommes rendus compte que La Loire à vélo avait quelque peu changé cet itinéraire depuis l'édition de notre guide... acheté en mai 2007.

Fatigués et écoeurés par les côtes, nous arrivons à Chinon qui est mon coup de coeur du voyage. Le château ainsi qu'une partie de la ville de Chinon ont été bâtis sur un roc d'où une partie de la ville est en étages. Le vieux Chinon est parsemé de ruelles pittoresques et de maisons médiévales à pans de bois et à pignons des 15e et 16e siècles. Nous n'avons pas visité le château médiéval, mais la vue de l'extérieur valait la peine. Peut-être une prochaine fois! Suggestion : buvez un vin de Chinon! Profitez-en pour en essayer pendant que vous êtes dans le coin. Et notre hôtel : un vrai charme! Bâti au 15e siècle et remanié au 18e, il a un cachet indéniable avec ses murs de pierres, ses boiseries, ses tapisseries, sa terrasse et ses arbres fruitiers à l'extérieur. Au petit-déjeuner, de multiples confitures faites maison sont disponibles. Mmmmm...

Bonne adresse : Hôtel Diderot

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> Jour 3 : Chinon-Saumur

La Loire à vélo J1 : Tours-Villandry (20 km)

Nous reprenons où nous avions laissé La Loire à vélo il y a plus de trois mois... À Tours où nous nous étions dit : "Plus jamais nous ne remettrons les pieds ici!". Bon, seuls les fous ne changent pas d'idée... :) Cependant, nous continuons à penser que cette ville n'est pas conçue pour les vélos. S'il y a une prochaine fois, ce sera à pied et dans le vieux Tours! Malgré ce petit inconvénient, ce tronçon de La Loire à vélo (Tours-Saumur) a été des plus agréables et nous a rabibochés avec la Loire. Un peu plus pentu que la partie précédente (Orléans-Tours), ce trajet nous a permis de faire une bonne réserve de vitamine D en traversant champs de maïs et de tournesols, forêts, vergers et vignobles. C'était génial!

Tours-Villandry
Nous longeons le Cher pour nous diriger tranquillement vers Villandry pour son château et ses célèbres jardins. Parfait exemple de l'architecture du 16e siècle, Villandry a été le dernier grand château Renaissance construit dans la région. Personnellement, je vous suggère de visiter seulement les jardins. L'intérieur du château est décevant. Même s'ils vantent la vue à partir du donjon, vous pouvez l'avoir à un belvédère dans les jardins. Amateurs de fleurs, promenez-vous dans les jardins et respirez leurs parfums. Vous avez le jardin potager, le jardin d'agrément, le jardin d'eau, le jardin d'amour et le jardin de simples qui se succèdent sur trois niveaux ainsi qu'un labyrinthe.

Bonne adresse :
Hôtel Restaurant Le Cheval rouge
À 50 m du château, pas cher, personnel super sympathique, bon choix de menus du terroir

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> Jour 2 : Villandry-Chinon

dimanche 27 mai 2007

Jour 1 : Paris-Bruges (32,8 km)

Le grand départ! Dans la grosse pluie. Mais tout équipés nous sommes. :)

Nous prenons le train pour Dunkerque (nord de la France) pour rouler une vingtaine de kilomètres jusqu'à De Panne, ville belge, pour reprendre le train pour Bruges où nous passerons deux autres jours afin de mieux profiter de la Venise du Nord.

La 1re boulette nous arrive dans le train dans la forme d'un contrôleur zélé qui ne sait pas lire les billets de train... Comme vous le savez, nous sommes en vélos, et il faut réserver sa place ainsi que celle des vélos dans les TGV qui circulent en France. La dame du guichet m'avait assuré que le tout était parfait. Donc, je n'avais pas analysé les billets à fond avant notre départ. Lorsque le contrôleur examine nos billets, il dit qu'il est indiqué qu'une seule place de vélo a été réservée et que nous devons payer le double pour l'autre. En "joualvert", nous tentons d'expliquer que ce n'est pas de notre faute si quelqu'un d'autre a fait une erreur et que nous ne devions pas payer pour ça. Sans succès. Après avoir payé, j'examine le billet et remarque que le total est correct et que le prix indiqué est celui pour une personne, mais qu'en le multipliant par deux, c'est tiguidou. Benoît court après le contrôleur pour clarifier la situation (eh ho!), mais le contrôleur conserve le billet pour expliquer son erreur à ses patrons. Cependant, nous devions garder les billets aller-retour pour avoir droit au tarif spécial... Et là, nous sommes arrivés à Dunkerque, et le contrôleur est parti dîner quelque part en ville. Nous expliquons la situation à un autre contrôleur (notre bon ami José, qui n'a que la moustache de Bové) qui tente de nous aider en partant à la recherche du contrôleur parisien. Et là, on voit que les Parisiens ont une belle réputation partout en province. En fait, c'est comme les Montréalais au Québec, mais en pire. ;)

Le billet en poche, nous pédalons vers De Panne et passons par la plage de Dunkerque. Et comme nous sommes chanceux, nous tombons en plein dans la course "les 4 jours de Dunkerque" que nous devons éviter en roulant sur les trottoirs au grand dam des spectateurs. Mais bon, nous avons eu l'approbation d'un gentil gendarme... Nous passons à côté d'un cimetière de guerre où les noms de Royer, Langevin apparaissent. Et nous arrivons finalement à De Panne où Benoît doit se débrouiller avec un commis flamand qui baragouine le français pour acheter nos billets pour Bruges (avec correspondance à Lichtervelde où le train nous a attendus... Oui oui.).

Belle Bruges
Quelle ville magnifique! Même si celle-ci nous accueille avec une averse, elle est des plus agréables à visiter... à pied. Parce que les pavés, c'est dur pour les vélos, les bras et les fessiers. L'architecture, les canaux et les ponts nous rappellent Amsterdam, mais la ville est moins sale et a un cachet plus intéressant avec sa Grande Place et ses églises que nous découvrons au fil de notre promenade.

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> Jour 2-3 : Bruges (des km dans la ville)

Jour 2-3 : Bruges (des km dans la ville)

Les rues de Bruges nous sont un peu plus familières depuis notre promenade d'hier. La ville possède vraiment un charme indéniable avec ses rues pavées, ses briques rouges, ses églises et ses canaux. Je la trouve plus belle qu'Amsterdam finalement.

Et nous sommes pris dans un dilemme : doit-on parler français ou anglais? Puisque nous sommes situés dans la région flamande de la Belgique, ces habitants parlent couramment néerlandais et non français. C'est la Wallonie qui est française. De plus, la Belgique ressemble (et je dis bien "ressemble" et non "semblable") au Canada avec ses deux solitudes : les Flamands et les Francophones. Les premiers sont plus nombreux, sont plus riches économiquement (les grandes villes de la Belgique : Bruges, Anvers, Gand, Bruxelles à la limite, se trouvent en Flandres), sont davantage polyglottes (ils apprennent quatre langues à l'école : néerlandais, français, anglais et allemand). Quant aux Francophones, ils apprennent le français, l'anglais et l'espagnol... et non la 2e langue officielle du pays. Selon notre hôtesse, ils ridiculisent les Flamands qui n'emploient pas un français parfait, même si eux ne parlent pas le néerlandais, et désirent obtenir davantage de l'économie flamande. Comme vous le voyez, j'ai dit "ressemble", puisque les Québécois (enfin, une partie) veulent justement se séparer du Canada et non profiter de ses ressources. Enfin bref, nous sentons une différence quand nous leur parlons en français, puisqu'ils sont un peu plus raides que lorsque nous passons pour des touristes anglais.

Nous continuons notre visite en faisant différents parcours touristiques qui nous mènent à nos premiers moulins du voyage, à une ancienne porte de la ville fortifiée, au Burg avec l'hôtel de ville, les bâtiments du Franc de Bruges et la Basilique du Saint-Sang. Et nous savourons les spécialités locales : moules, bière, chocolat... Menoum menoum. Nous rencontrons également un Québécois dans un resto italien. En fait, c'est la 2e fois que nous entendons l'accent québécois à Bruges. Et on se reconnaît parfois avant même de s'entendre parler : la physionomie québécoise est reconnaissable parmi celle des Européens. :)

Jour 3
Bip bip bip... Kessé ça? bip bip bip... Une alarme de feu? bip bip bip... Benoît se lève. bip bip bip... Yé quelle heure? 6 h, merde. bip bip bip... Ça doit être un toton qui a oublié d'enlever son alarme... bip bip bip... Eh oui! C'est ça. bip bip bip... Benoît cogne chez le toton. Personne. bip bip bip... Descend trois étages pour avertir la réception. bip bip bip... Personne. bip bip bip... Appelle la réception. bip bip bip... Le proprio de l'hôtel monte en bobette pour éteindre le réveil. Mmmm... Sommeil.

Nous avons une discussion avec l'hôtesse et des clients français concernant la Wallonie et la Flandre comparativement au Québec et Canada. Ça vire sur l'immigration et l'adaptation des immigrants en France et au Canada. Selon leurs propos, ils ont probablement voté Front national ou Sarkozy aux dernières élections présidentielles...

Bruges n'a presque plus de secret pour nous, mais nous n'avions pas encore visité son quartier le plus touristique. Et c'est ce qu'on a fait pour cette dernière journée en découvrant le Beginhof, d'autres rues pavées et d'autres coins plus pittoresques.

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> Jour 4 : Bruges-Vlissingen

Jour 4 : Bruges-Vlissingen (45,2 km)

Des trombes sont tombées le matin et nous font prévoir le pire pour la journée. Tout équipés pour la pluie : manteau et pantalon de pluie, sac de protection pour les sacoches de vélo, sac en plastique dans les souliers, nous partons de Bruges pour cinq jours de vélo. Nous longeons le canal et voyons une grande diversité d'oiseaux (j'ai pensé à Madeleine). Et les vaches sont légions dans les campagnes environnantes, tant belges que néerlandaises (j'ai pensé à Lucie).

Ce mercredi était la journée des bobos... Subjuguée par la mer devant moi, j'oublie de "décliper" mes souliers de mes pédales et tombe sur le nerf du coude qui fait résonner tout mon bras et mon cerveau. Vous connaissez ma peur de la douleur, mais mon merveilleux mari attentionné s'est occupé de moi. Ensuite, c'est lui qui s'est râpé les jointures de la main gauche sur un mur en tentant de reprendre son équilibre.

Nous prenons le traversier à Breskens pour rejoindre Vlissingen où nous mangerons des hamburgers qui ne le sont pas : pain sous-marin avec boulette ovale au goût de saucisse. Ouep. Et nous arrivons une heure et demie à l'avance pour le check-in de l'hôtel. Benoît décide d'aller à l'Office de tourisme pour voir s'il n'y a pas un autre hôtel où il prendrait Visa et s'ils ont des cartes plus précises pour les pistes cyclables. Une heure plus tard, je capote un peu. Pas de Benoît. Et le gars avait dit que ce n'était pas loin... Malheureusement, j'ai tendance à craindre le pire quand je suis toute seule : une ambulance vient de passer, il lui est peut-être arrivé quelque chose; il est parti avec mon passeport et toutes mes cartes d'identité et de crédit (chu dans marde) et autres scénarios catastrophiques. J'angoisse, mais me calme quand je vois le casque rouge et noir au loin (pas grand casque de vélo dans la région à part nous). Ouf! Nous faisons un petit tour de ville avant de chercher le cinéma qui est finalement à côté de l'hôtel... C'est dans notre karma.

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> Jour 5 : Vlissingen-Ouddorp

Jour 5 : Vlissingen-Ouddorp (70,2 km)

Belle surprise ce matin : le Téléjournal de Radio-Canada passe à TV5 Monde. Bern est aux Pays-Bas! :) Ainsi, nous pourrons suivre l'actualité québécoise pendant notre voyage. Mais bon, on se rend compte qu'il ne se passe pas grand-chose ces temps-ci au Québec à part le départ d'André Boisclair (puis-je dire Yé!), le début de course entre Duceppe et Marois et la peut-être future grève de la STM (non mais). Le reste parle d'international. Mais nous vous suivons, nous vous suivons... :)

Malheureusement, le ciel gris et la pluie semblent vouloir nous suivre. Encore une fois tout équipés pour la mauvaise température (sans les sacs dans les souliers cette fois-ci), nous partons de Vlissingen pour suivre le canal jusqu'à Middelburg où cela prendra trois tentatives pour trouver la bonne direction. À la 1re, Benoît me fait une peur bleue en s'étalant de tout son long sur la rue pendant qu'une voiture s'en vient (sa roue coincée dans un rail de tramway). Plus de peur que de mal. C'est ce qu'il y a de bien avec un pays habitué aux vélos : les gens n'accélèrent pas chaque fois qu'ils en voient un... En fait, il y a trop d'indications, mais aucune trace de la LF1. Nous sillonnons donc la ville pour mieux en ressortir.

Nous atterrissons à Veere, joli port de plaisance, qui a conservé ses ruelles pavées et ses monuments pittoresques malgré les inondations. Les dunes, la mer et le soleil nous attendent au coin pour nous faire regretter de les délaisser, car, au loin, nous appelle le barrage de l'Escaut oriental avec ses nuages gris et ses présages de pluie. Fausse alerte : le soleil revient et nous accompagnera jusqu'à la fin. Ou presque. La LF1 nous fait faire un détour dans une réserve naturelle où nous finirons à Haamstede dans un marché en plein air où chacun recherche quelque objet le moins cher. Une épreuve pour la patience et l'agoraphobie. Villes, forêts, champs et digues se suivent. Et une bonne crème glacée sur le bord de la mer crée une bonne pause. Mais attention : un panneau nous avertit du passage de coqs sauvages... Oui, oui, on les a vus. Voir photos. :)

Arrivé à l'hôtel, Benoît se demande comment se terminera ce voyage de noces : à Bruges, grand lit double, à Vlissingen, deux lits simples collés comme un lit double et à Ouddorp, deux lits simples séparés... Il se dit que nous finirons bien dans deux chambres séparées... :)

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> Jour 6 : Ouddorp-Hoek van Holland

Jour 6 : Ouddorp-Hoek van Holland (53,6 km)

Après s'être perdus dans Ouddorp (ville ressemblant à Laval où toutes les maisons sont pareilles), nous sillonnons des champs de vaches, de chevaux, de poules et de moutons sur les îles du Delta. Celles-ci se trouvent au-dessous du niveau de la mer ou à moins de 5 m d'altitude, d'où les digues et les barrages qui les bordent le long de la côte. En fait, ces régions ont subi de sérieuses inondations au fil des années. En 1421, les flots ont englouti 65 villages et 10 000 personnes et ont atteint la ville de Dordrecht. En 1953, un raz-de-marée a rompu les digues en plusieurs endroits et a submergé les îles faisant 1 835 morts et 500 000 sinistrés. Ainsi est né le plan Delta trois ans plus tard où il était question de barrages principaux et secondaires qui devront barrer les bras du Delta. Le barrage de l'Escaut oriental que nous avons traversé hier en fait partie.

Les pistes sont tellement belles que nous parcourons tous ces kilomètres sans trop de fatigue ni écoeurement contrairement à la ?%! de Loire. Elles ne sont jamais sur les autoroutes ou les routes passantes, toujours séparées de la circulation fréquente. Après s'être perdus à Goederedee (eh oui!), nous avons retrouvé par hasard notre chemin à cause des "trop" nombreuses pistes qu'on retrouve dans chaque ville et qui les relie entre elles. Pour le dîner, nous devons nous y retrouver dans le menu en néerlandais. Pas grand mot ou ressemblance qui peut nous éclairer. Je commande donc un macaroni (une valeur sûre et sur le pouce, ce n'est pas évident de manger des choses non frites...). Vous auriez dû voir le macaroni et ma face... Sur mon macaroni étaient posés un oeuf miroir et une tranche de jambon. Une spécialité locale, j'espère. Crampé de rire, Benoît n'a pu s'empêcher de prendre une photo. :) En fait, ça fait longtemps que je "chiale" que les Européens (Français, Belges, Hollandais) mettent des oeufs partout : sandwich, salade, pizza et là, macaroni.

Nous continuons notre route en traversant Brielle, joli village avec bateaux, pour rejoindre Rozenburg et l'Europoort, port commercial hyper moderne et super laid, afin de prendre le traversier pour atteindre Maasluis (où nous nous perdons, bien sûr) et filons à travers les bois pour Hoek van Holland où notre hôtel se révèle à côté de la piste. Yé! Pas de cassage de tête. Pour bien terminer la journée, nous nous bourrons dans un resto indonésien. Étant une ancienne colonie des Pays-Bas, l'Indonésie est très présente parmi l'art culinaire du pays, puisque nous retrouvons beaucoup d'épices (curry, paprika, cumin) dans les plats néerlandais.

Dodo dans une belle chambre pour fumeurs (les allergies de Benoît aiment ça...) et demain les tulipes!

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> Jour 7 : Hoek van Holland-Noordwijkerhout

Jour 7 : Hoek van Holland-Noordwijkerhout (65 km)

Le vent dans le dos. Wouhou! Nous roulons 25-30 km/h sans pédaler. Benoît s'énerve un peu et se tappe un 48 km/h... :) Notre parcours se fait dans les dunes sur les bords de mer et nous faisons office de Winnebago pour les cyclistes sur leurs vélos de course et d'extraterrestres avec nos casques de vélo et nos nombreux bagages. Pour des gens nés avec un vélo, ils ne sont habitués de voir des cyclotouristes avec tout leur attirail. Alors, impossible de passer inaperçus, nous attirons tous les regards.

En traversant la ville de La Haye, nous faisons un arrêt obligatoire à Madurodam, dont j'entends parler depuis longtemps. Benoît y est allé tout petit et voulait y retourner. Donc, nous y voilà. Et par chance, c'est juste à côté de la piste. Yé! Nous ne nous perdrons pas dans cette ville au moins... Alors, Madurodam regroupe tous les grands bâtiments de la Hollande en miniature : les moulins, les immeubles et les rues d'Amsterdam, l'aéroport d'Amsterdam Schiphol avec quelques modèles d'avions dont le Concorde, le Rijksmuseum, la cathédrale d'Utrecht et autres. Impressionnant comme travail. Tannés de se faire cuire au soleil (eh!), nous entrons au Magic Ice Zoo où il fait -8 degrés Celsius pour conserver toutes ces sculptures de glace.

Par la suite, nous traversons les quartiers cossus de La Haye où chevaux, vélos et voitures se partagent la route. Nous retournons dans les dunes et les bords de mer où le vent nous aide à avancer ou à reculer... Arrivés à notre hôtel plus tôt que prévu, nous décidons de visiter les jardins de tulipes à Keukenhof qui sont à sept kilomètres de notre hôtel. Notre hôte nous avertit qu'il se peut qu'il n'y ait plus de tulipes, puisque la saison a commencé trois semaines plus tôt que la normale. Too bad, tant qu'à être là, nous y allons. Et bien, il avait raison : pu de tulipes, excepté quelques fortes têtes qui ont la mine basse... Déception totale. Et ce qu'on apprend et ce qui aurait dû nous mettre la puce à l'oreille est que tous les champs qui entourent Keukenhof (dont ceux entourant notre hôtel) auraient dû être parsemés de tulipes colorées, mais il n'y avait que du vert... Maudits changements climatiques. Nous reviendrons!

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> Jour 8 : Noordwijkerhout-Amsterdam

samedi 26 mai 2007

Jour 8 : Noordwijkerhout-Amsterdam (40 km)

Galarneau est avec nous de nouveau! :) Journée mollo. Direction Amsterdam. Notre hôte a bien voulu nous aider en nous trouvant une carte avec les chemins pour Amsterdam qui longeraient les digues et nous prolongeraient d'une dizaine de kilomètres. Est-ce que nous avons besoin de ça? Niooonnn... Nous ne l'écoutons pas et suivons les indications sur les poteaux. Nous optons pour la sécurité et suivons le canal. Passant tout près de l'aéroport Schiphol d'Amsterdam, nous voyons les avions atterrir aux deux minutes. Gros monstres de fer.

Amsterdam... Ville de canaux, d'art, de drogue et de sexe, drôle de mélange. Nous parcourrons la ville à pied (une pause vélo bien méritée après cinq jours sans arrêt) et rejoignons les multiples touristes présents aux yeux rouges et au sourire figé. Non, tout le monde n'est pas là que pour ça. Il y a aussi des hordes de mâles dans le Red Light qui reluquent les mannequins vivants dans les fenêtres au néon rouge. Elles sont plus jeunes et plus mignonnes (pour la plupart) que dans nos souvenirs, mais font toujours autant pitié. De la chair en vitrine. Je ne connais pas leurs conditions, mais elles sont sûrement (enfin, j'espère) mieux traitées que celles dans la rue... Les marchés de bulbes et de babioles de toutes sortes sont partout : des jujubes et des salières en forme phallique, des bobettes avec des feuilles de pot, des t-shirts avec des personnages en position digne du Red Light, des pantoufles en sabots, des graines de pot... Nous visitons une exposition de Lego où Benoît redécouvre l'un des premiers jouets qu'il avait tout petit. Ah nostalgie!

Nous n'en revenons pas de la place du vélo aux Pays-Bas. Il est partout. Les pistes cyclables sont partout. Tout le monde est super civilisé, tant les cyclistes que les automobilistes, d'où le non-port du casque de vélo. Montréal devrait prendre exemple...

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> Jour 9 : Amsterdam

Jour 9 : Amsterdam

De bon matin, nous visitons le Rijksmuseum où plusieurs toiles de Vermeer et de Rembrandt s'y trouvent. Nous habitions tout près lors de notre premier séjour à Amsterdam et nous nous étions jurés d'y aller lors de notre prochaine visite.

Chose promise, chose due. Mais chose un peu déçue. Nous nous attendions à une plus grande collection de toiles des peintres hollandais, vu l'étendue du musée, mais il en était tout autre. Depuis 2005, la plupart du musée est en rénovation, et ce sont les tableaux les plus célèbres qui sont en exposition. L'histoire des Pays-Bas y était très bien représentée et surtout très détaillée grâce à l'audioguide. Ainsi, j'ai pu voir mes grandes connaissances culturelles en voyant le tableau "La laitière" de Vermeer et en faisant le lien avec une marque de yogourt... L'image et le nom de la laitière ont été récupérés par Nestlé. Ayoye! La culture.

Nous avons continué notre visite d'Amsterdam à pied en nous demandant quel musée pouvions-nous encore visiter : le Musée de la torture, le Musée de l'érotisme, l'Expérience Heineken, le Musée du cannabis... Trop de choix, trop de choix... En fait, nos conseils pour tous ceux désirant visiter Amsterdam : la maison d'Anne Frank, le musée Van Gogh et une virée sur les canaux.

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> Jour 10 : Amsterdam-Noordwijk

Jour 10 : Amsterdam-Noordwijk (52,3 km)

Ayant divergé de la LF1 lorsque nous sommes entrés à Amsterdam, nous comptons prendre un chemin différent (la LF20) qui nous mène à Haarlem pour ensuite reprendre la LF1 qui longe la mer du Nord pour rejoindre Noordwijk, ville balnéaire.

Nous repassons par le Vondelpark, très beau parc qui ressemble au parc Lafontaine, mais avec plus d'arbres et plus de cours d'eau. Nous suivons donc la LF 20 qui disparaît quelque part en banlieue en construction... Perdus dans la bruine et les immeubles orange, nous demandons notre chemin à une dame qui nous sauve et nous dirige sans le savoir vers la bonne direction. Ainsi est né l'adage : L'art de se perdre sans se perdre. Nous avons remarqué que nous avons un don pour nous perdre, mais sans vraiment se perdre, puisque nous retrouvons toujours notre chemin par hasard, par réflexion ou par indication imprécise. Puis-je dire "mardeux"... :) Et oh surprise!, nous croisons la LF1 un moment donné pour retrouver nos dunes et nos forêts. Soulagement. Nous terminons la soirée dans un hôtel avec vue sur la plage, bonne bouffe et bon vin (nous avons les yeux tout petits et disons plein de niaiseries). Que la vie est difficile... ;)

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> Jour 11 : Noordwijk-Delft