vendredi 28 mars 2008

Vol d'identité?

Petite peur hier soir en recevant une lettre de mon conseiller d'arrondissement...

***
Objet : Votre requête auprès de nos services

Madame Kathy (ça part mal),

J'ai pris connaissance que votre requête avait été traitée et réglée. J'espère que nous avons su répondre à vos attentes et que le règlement du dossier s'est déroulé à votre entière satisfaction.

Si toutefois votre dossier aurait accusé un certain retard, il est entendu qu'une période d'attente était nécessaire afin de respecter le processus normal d'attribution des tâches des différents intervenants dans la résolution de votre requête.

J'espère que mon intervention personnelle a pu vous assister et n'hésitez pas à me contacter pour toute information qui vous serait nécessaire dans l'avenir. Je vous prie d'agréer, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Votre conseiller

***

Premièrement, je n'ai fait aucune requête à mon arrondissement.

Deuxièmement, le langage est tellement général que je n'ai aucun indice sur le véritable but de la requête. Maudit langage politique!

Troisièmement, ça me fout les boules, car je me dis que quelqu'un a pris mon nom et a fait une requête à ma place. Et au fait, quelle était cette requête?!?

Prenant mon mal en patience, j'appelle ce matin le bureau des conseillers de l'arrondissement pour savoir ce qu'il en est. (Oui, oui, Benoît, j'ai appelé.) La dame ne peut me préciser clairement ce dont il est question, mais elle me dit qu'il y a dû avoir une requête d'un résident de la rue au sujet de poubelles non ramassées ou d'un trottoir non déneigé et que nous avons tous reçu une lettre comme quoi le conseiller avait fait une "intervention personnelle" pour régler le problème (faut bien se vanter de ces petites réussites à ces citoyens pour montrer qu'on sert à quelque chose).

Alors, tout ça pour ça! On envoie une lettre aux citoyens pour leur dire qu'on a fait notre travail, avec un peu beaucoup de retard. Quel gaspillage de papier, merdouille! Madame Kathy, pffff... Tant que ce ne sera pas Madame LeBlanc... Ça fait mal au féminisme... ;)

mercredi 26 mars 2008

Je me fais jardinière et cuisinière...


... c'est-à-dire que je pourrai servir de pot pour vos fleurs et cuire vos aliments...

Jardinière : Support où l’on pose un récipient dans lequel on fait pousser des plantes ornementales, des fleurs.

Cuisinière : Fourneau de cuisine servant à chauffer et cuire les aliments.

Je rigole... Ah! La langue française... :)

En fait, j'aimerais vous faire partager mes petites réussites personnelles des derniers jours, en espérant que je conserve mon enthousiasme, ce qui est souvent l'élément primordial de l'échec ou non de mon hobby du moment... :)

J'ai écouté mes cuisiniers français en diminuant de moitié la quantité de sucre dans le gâteau au chocolat de la di Stasio. Mmmmmm... toujours un délice. Merci Nathalie et Stéphane pour vos bons conseils! Et j'ai suivi les indications de Danielle qui m'a pisté vers une sauce à spaghetti que sa famille et elle ont trouvé délicieuse. Nous aussi, sauf que la casserole n'était pas assez grande pour y ajouter la quantité de vin rouge indiquée... On diminuera les tomates la prochaine fois. Et nous en avons pour un régiment... Vive les lasagnes!

Ensuite, je me suis concocté un joli jardin intérieur en attendant le printemps : tomates, persil, thym, basilic et lavande sont à l'honneur. Il ne me reste plus qu'à planter les poivrons, les tournesols et autres fleurs lorsqu'il fera beau et un peu plus chaud. Hier matin, j'ai vu deux petites pousses poindre leur nez : tomates et persil sont les premiers. Tout de même encourageant que ça pousse parce que les expériences antérieures ont été désastreuses : l'enthousiasme n'y était plus, mais la canicule oui...

Chronique de fille aujourd'hui pour montrer à mes parents que j'espère suivre leurs traces côté jardin, surtout quand j'aurai une COUR!! Tandis que je suis mon propre chemin côté cuisine, quoique la sauce à spaghat à mes parents... Menoum. Elle ressemble beaucoup à ce que j'ai fait, mais des ingrédients manquent. Faudrait que je vous la redemande pour une millième fois... ;)

vendredi 21 mars 2008

Le goût de Louis

Eh bien, mesdames... Un jeune chef est en ville (depuis 2007, il semblerait, mais donnez-moi une chance)! Et croyez-moi, il n'est pas piqué des vers! Vous avez le titre de son émission comme exemple, "Le goût de Louis", qui peut être perçu de bien des façons... ;)

J'ai rarement vu autant de testostérone dans une cuisine. :) En pitonnant sur les nombreuses chaînes de télévision québécoise en ce vendredi soir, nous sommes restés "scotchés" sur ce gars à la barbe naissante, à la voix grave, aux gestes virils mais précis qui maniait le couteau avec dextérité. Louis nous a interpellés, et je dis bien "nous" parce que Benoît est resté tout autant bouche bée que moi devant ce chef mâle qui s'éloignait du modèle habituel : Daniel Pinard, Ricardo Larrivée... Franchement impressionnés nous étions.

Voici un extrait de son émission à Canal Vie (désolée pour la qualité de l'image, mais c'est meilleur en vrai!) :



Ce jeune chef (Louis-François Marcotte de son nom de baptême) possède également son resto, Simpléchic, à Verdun si vous voulez goûter à sa cuisine originale en direct. :)

À la recherche du printemps

Cherchez bien sous la neige! Je sais qu'il a fait son apparition en Colombie-Britannique et dans les Plaines, mais il tarde à montrer le bout de son nez au Québec, surtout dans l'est où ils ont encore reçu une vingtaine de centimètres de neige...

Ne désespérez pas : l'hiver ne peut sévir jusqu'en mai... Hem... Tout de même, non, tu ne ferais pas ça... :S

En vrac
J'ai le rhube. C'est passé d'une éventuelle bronchite à un rhube, donc je suis contente de ce moindre mal. Et pour trouver un docteur à Montréal, attachez votre tuque. Heureusement, des amis m'ont conseillé le leur, mais, dans bien des cas, ils ne prennent plus de nouveaux patients. Alors, j'y suis allée pour une clinique où les docteurs ne font pas de suivi. De toute façon, j'ai besoin de le voir une fois par année, et le bébé n'est pas pour tout de suite.

La maison non plus n'est pas pour cette année... À moins d'avoir le coup de foudre et une aubaine, mais nous nous sommes dit que nous allions prendre notre temps et économiser pour avoir la maison qu'on désire dans le quartier qu'on veut sans prendre la première du bord et nous coincer avec une hypothèque trop élevée. C'est cher Montréal. Et la raison l'a emporté... Benoît a même acheté le dernier Protégez-vous où il est question d'un guide pratique pour acheter une maison. On se prépare!

Les contrats de révision entrent bien. J'étais un peu découragée à notre retour, mais, depuis la semaine passée, les affaires décollent. Deux bonnes nouvelles aujourd'hui, je touche du bois!

Pour Benoît, tout se passe bien au travail. Disons qu'il était un "adepte" du temps supplémentaire la semaine passée, mais le rush se calmera...

C'est ça qui est ça! Profitez bien des magnolias en France, gang de chanceux!

mercredi 19 mars 2008

Continental, un film sans fusil

Fort de ses nombreux Jutra ("Meilleur film", "Meilleure réalisation" et "Meilleur scénario"), Continental, un film sans fusil ressortait en salles à ma grande joie. Ce film d'auteur avait coiffé Les 3 p'tits cochons et ses 13 nominations et finalement sorti grand gagnant de cette célébration du cinéma québécois. Je voulais le voir depuis longtemps, attirée par le titre bizarre et une histoire qui le semblait tout autant, mais il avait disparu des salles peu de temps après notre arrivée au Québec...

Heureusement, il a été reconnu par ses pairs et est de nouveau à l'affiche. Nous l'avons vu hier soir dans notre cinéma fétiche, le Cinéma Beaubien. J'ai été enchantée par les histoires de ces gens qui se croisent, par cette touche d'humour toute particulière, par ces plans silencieux où tout est dans les gestes et le visage, par la laideur de la banlieue mise en vedette, par ses acteurs au service du film, par cette aura de mystère... tandis que Benoît a été plutôt mitigé à cause de l'histoire un peu broche à foin.

Cependant, depuis que j'ai vu No Country for Old Men, j'apprécie davantage les longs plans sans dialogue où prévaut le talent des acteurs et du réalisateur, ce qui, malheureusement, nous fait entendre encore plus les p'tites madames qui commentent le film comme si elles étaient dans leur salon... Et ce, malgré les Chuuuuut! répétés par les gens autour d'elles, mais ça, c'est une autre histoire...

Les acteurs : Gilbert Sicotte (homme aux abords de la soixantaine ), Fanny Mallette (jeune fille seule au comportement bizarre), Réal Bossé (agent d'assurances pogné dans un motel) a remporté un Jutra en tant que "Meilleur acteur de soutien" et Marie-Ginette Guay (femme qui attend ou non son mari).

Continental, un film sans fusil sort de l'ordinaire, possède un humour fin et n'est pas destiné aux gens amateurs d'action. Un petit film d'auteur à écouter dans son salon, bien collés. :)

lundi 17 mars 2008

Fière de Bibi!

Inspirée par mes nombreux amis qui excellent en cuisine, j'ai décidé de me mettre au fourneau et ainsi de faire mon premier gâteau! À près de 30 ans, mieux vaut tard que jamais, telle est ma devise! :)

Josée di Stasio étant mon nouveau mentor en cuisine, ses recettes m'inspirent toujours et le gâteau au chocolat semblait un véritable délice! Des amies l'ayant essayé m'ont confirmé le tout. Alors, après avoir acheté tous les ingrédients et le moule, ce qui est tout un exploit pour moi parce que j'oublie toujours quelque chose (par exemple, la farine juste avant de commencer ledit gâteau), je me suis mise au boulot et voici le résultat! Nous l'avons goûté avant de me vanter de cet exploit culinaire et MMmmm-mmmmm! Cochon. Dommage qu'on ne soit que deux pour le déguster parce que nous serons probablement écoeurés du chocolat après cette semaine gourmande... Je suis particulièrement fière de moi parce que je ne l'ai pas manqué! Même si quelques morceaux de chocolat n'ont pas fondu entièrement, ils ne sont qu'un petit plus dans le gâteau final. :)

Voici la recette du gâteau au chocolat du restaurant Le Cluny :

Ingrédients :
- 240 g (8 oz) de chocolat semi-sucré, haché grossièrement
- 110 g (½ tasse) de beurre doux
- 250 ml (1 tasse) d’eau bouillante
- 3 œufs séparés
- 500 ml (2 tasses) de sucre
- 10 ml (2 c. à thé) de vanille
- 125 ml (½ tasse) de crème sure
- 5 ml (1 c. à thé) de bicarbonate de soude
- 500 ml (2 tasses) de farine
- 125 ml (½ tasse) de poudre de cacao
- 7 ml (1 ½ c. à thé) de poudre à pâte
- 2 ml (½ c. à thé) de sel

Instructions :

Préchauffer le four à 180°C/350°F. Beurrer généreusement un moule à cheminée Bunt ou droit, fariner le moule.

Au bain-marie, fondre 180 g (6 oz) de chocolat avec le beurre. Ajouter l’eau bouillante. Réserver.

Dans un grand bol, battre ensemble les œufs*, le sucre et la vanille. Réserver.

Dans un autre bol, battre ensemble la crème sure et le bicarbonate. Réserver.

Dans un grand bol, mélanger la farine, le cacao, la poudre à pâte et le sel. Réserver.

Au mélange de chocolat/beurre/eau, ajouter le mélange œufs/sucre/vanille.

Verser sur les ingrédients secs, incorporer à la cuillère. Fouetter ensuite pour bien mélanger. Les ingrédients secs devront être complètement incorporés.

Incorporer la crème sure et le reste du chocolat haché.

Verser l’appareil dans le moule préparé. Cuire environ 40 minutes ou jusqu’à ce qu’un pic en ressorte propre. Démouler le gâteau sur une grille, le laisser refroidir.

Ganache :
Chauffer 125 ml (½ tasse) de crème 35 %. Au point d’ébullition. Verser la crème bouillante sur 180 g (6 oz) de chocolat semi-sucré haché.

Retirer du feu, continuer de brasser jusqu’à ce que le chocolat soit bien fondu. Tiédir et chambrer.

Verser sur le gâteau.

*Le chef du restaurant Le Cluny sépare les oeufs. Il mélange les jaunes avec le sucre et la vanille qu’il ajoute ensuite au mélange de chocolat. À la fin, il bat légèrement les blancs pour les incorporer ensuite à la pâte. Pour simplifier les opérations, nous fouettons ensemble les œufs entiers, le sucre et la vanille juste avant de les incorporer au mélange de chocolat/beurre fondu.

Bon appétit!

dimanche 16 mars 2008

Voyage au pays de l'absurde

Samedi soir dans un univers parallèle, dans une galaxie près de chez nous, dans la tête d'un autiste.

Jean-Thomas Jobin nous conviait à une visite de son monde particulier. Tellement absurde. À petites doses, j'adore, mais, pendant plus d'une heure... ça perd son charme et les longueurs s'enfilent malheureusement. Peut-être que la tête du gars en avant de moi qui bougeait sans cesse et qui m'a caché la scène pendant les 90 % du spectacle n'a pas aidé...

Cependant, c'est un humoriste à découvrir pour ceux aimant l'humour hors norme.

Quelques perles :

Il nous fait son top 25 des commentaires les plus croustillants des gens ayant vu son spectacle...

"Tu es la preuve qu'un autiste peut réussir dans la vie."

"Si on tient compte du coût du billet, ça revient à 11,50 $ la joke, espèce de crosseur." (Selon Jean-Thomas Jobin, nous l'avons un peu trop ri celle-là...)

samedi 15 mars 2008

Once

Film irlandais à petit budget, Once a surpris tout le monde aux Oscars (M'enfin, il était en compétition avec trois chansons du film, Il était une fois (Enchanted), qui se sont toutes annulées d'elles-mêmes) en remportant le prix de la "Meilleure chanson" avec "Falling Slowly" que voici avec des extraits du film :



Pour résumer, c'est la rencontre entre deux passionnés de la musique : un guitariste écrivant ses chansons, mais qui répare des aspirateurs et chante dans la rue pour gagner sa vie et une Tchèque qui fait des petits boulots pour pourvoir aux besoins de sa famille. Cette amitié sera le premier pas d'une belle collaboration afin de faire connaître son talent et ses chansons. Un petit film sans prétention avec une bien belle trame sonore que je n'arrête pas d'écouter en boucle...

Potin : Dans la vraie vie, il a quitté sa femme pour elle... :)

Anecdote : L'affiche promotionnelle du film (1re photo) a été légèrement modifiée pour la sortie en DVD (2e photo). Examinez bien les deux... Trouvez les différences!


Dans la 2e photo, les éléments les plus dérangeants :

1) Ce n'est pas le corps du gars. Ils ont mis carrément le corps d'une autre personne. (Notez les jambes plus musclées.)
2) La fille est plus grande.
3) Ils se tiennent par la main, ce qui n'est jamais arrivé dans le film, puisque c'est une histoire d'amitié et non d'amour...

Comment arranger la réalité comme on le veut : Photoshop!

Pour citer l'acteur Glen Hansard quand il a vu les deux versions : "Oh, man. They f--kin' killed it." (sur le blogue Scanners)

vendredi 14 mars 2008

Improvisation quand tu nous tiens

Une bande de joyeux lurons a décidé de créer un événement spontané dans divers lieux publics. Une de leurs prestations surprenantes se déroule au Grand Central Station à New York où 200 personnes ont figé pendant quelques minutes dans différentes positions laissant perplexe les passants. Impressionnant...



Ils ont remis ça dans un centre commercial où ils ont fait une comédie musicale des plus originale...



Il en était question au métro Berri dernièrement.



Un petit brin de folie collectif! :)

jeudi 13 mars 2008

Rencontre de deux types

"Qu'est-ce que tu fais là toi?", semble-t-il se dire l'un à l'autre... :)


Photo parue dans un article de Pierre Foglia, journaliste à
La Presse, et envoyée par Mme Johanne Denhez.

Lucie, the "crazy french canadian embalmer"

Je vous avais déjà parlé d'elle lorsqu'elle avait décidé de partir seule en voiture de Montréal jusqu'en Colombie-Britannique en traversant notre beau Canada, des plaines et des plaines de plaisir!

Eh bien! Elle s'est finalement rendue en Nouvelle-Zélande où elle y est depuis plusieurs mois, et ce, jusqu'à ce que son visa expire en octobre. Elle a visité tous les recoins, a rencontré plein de Kiwis, a participé à plein de festivals, a commencé des cours de voile et de poterie et travaille dans son domaine, embaumeuse. Son histoire a accroché une journaliste du Nelson Mail, journal du patelin où elle habite (Nelson), et Lucie fait ainsi une apparition à la page 3 et sur Internet.

Et c'est en lisant que j'ai su qu'elle avait un copain en Colombie-Britannique... Damn! Que ferait-on sans Internet?!? ;) Elle continue de raconter ses aventures sur son blogue, Sam en cavale, avec de superbes photos de l'endroit. Dommage que ce soit si cher comme billets d'avion...

mardi 11 mars 2008

"Tout sur moi" est sauvé!


Wouhouu!

La semaine passée, Radio-Canada annonçait que cette comédie mettant en vedette Macha Limonchik, Valérie Blais et Éric Bernier ne reviendrait pas l'année prochaine pour "rééquilibrage de grille horaire", mais certains avançaient qu'elle n'attirait pas assez de monde selon eux, soit un petit 500 000 téléspectateurs... (La guerre des cotes d'écoute est vraiment un fléau. Parce que, si on se fie à ça, La poule aux oeufs d'or est un hit! [Désolée maman, mais je sais que vous ne l'écoutez que pour vos billets... ;)])

Un noyau dur de fans totalement convaincus que Radio-Cadenas faisait une gaffe en éliminant cette série originale avait entrepris des démarches de protestations, dont 200 appels de plaintes à Radio-Canada, plus de 3500 membres d'un groupe Facebook "Sauvons Tout sur moi", liste envoyée à Radio-Canada, probablement plein de courriels de plaintes à ce que j'ai su...

La société d'État affirme que la décision de retirer Tout sur moi des ondes était purement financière et qu'à l'examen des "montants dévolus dans le cadre du Fonds canadien de la télévision" dont elle a reçu confirmation vendredi dernier, la série pourrait revenir pour une 3e saison "sans compromettre l'équilibre budgétaire de sa programmation dramatique ou de sa grille horaire 2009-2010".

Et si c'était la levée de boucliers populaire qui l'avait fait plier? C'est moins glorieux à avouer! :)

Un petit extrait avec Pierre Lapointe qui vous montre bien l'absurdité et la drôlerie de cette émission :

lundi 10 mars 2008

J'suis pas la seule à trouver qu'il y a d'la neige...

Entendu sur la rue Masson à Montréal :

Deux femmes en train de pelleter pour sortir leur auto du banc de neige :

— Je crois ben qu’on va avoir d’la neige jusqu’à l’été.
— Ouf… On va avoir ben trop chaud en pelletant au mois de juillet.

:)

Pour d'autres perles du genre, visitez Entendu à Montréal ou son pendant français, Entendu à Paris.

dimanche 9 mars 2008

"Quelqu'un a vu ma voiture?"

J'espère que le propriétaire de cet igloo l'avait repéré bien avant que la tempête commence...

Ceci est une voiture! Trouvez-la et un boni si vous trouvez l'enfant (qui n'est pas dans le char, j'aimerais le préciser)! :)

Et puis, c'est dans ces moments qu'on voit une certaine entraide chez les Québécois. "Me prêteriez-vous vos "Traction Aids"? "Un petit coup de main pour pousser ma voiture?"

Je suis contente d'être revenue au Québec juste pour vivre ce vrai hiver! Bien des gens chialent et sont tannés, mais je suis comme une petite fille devant son premier hiver. :)

samedi 8 mars 2008

Québec, pays nordique

Depuis les dernières années, l'hiver québécois durait de moins en moins longtemps que le cliché habituel, soit six mois par année (le cliché là). Nous commencions à avoir de la neige un peu après Noël et il était courant que celle-ci disparaissait au début du mois de mars. Je parle ici de la région montréalaise, puisque l'hiver dure plus longtemps dans les régions plus au nord. Certains disaient que c'était à cause du réchauffement de la planète que nous avions de moins en moins de neige, d'autres parlent de cycles à travers les siècles.

Cependant, cette année vient renverser la donne et est exceptionnelle! Amis français et expatriés, j'aimerais tellement vous montrer une photo de la tempête qui sévit actuellement au Québec parce qu'elle est vraiment impressionnante. Finalement, vous ne verriez rien, seulement du blanc! Ça fait des lustres que je n'ai pas vu autant de neige et je ne suis pas encore tannée. Elle me fascine même. Nous attendons entre 20 et 30 centimètres en fin de semaine, ce qui nous rapproche de plus en plus du record de tous les temps, soit 393 centimètres tombés en 1971. Et les spécialistes disent que nous recevons le plus de neige en mars... Tous les budgets des villes ont été dépassés en lien avec le déneigement et elles fouillent maintenant dans leurs bas de laine!

Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver... :)

vendredi 7 mars 2008

Fiou! En bon état elles sont

  • 17 colis à bon port
  • Aucune boîte endommagée (comparativement à la 1re fois où nous avons dû remplacer une pièce de vélo)
  • Service rapide et avenant
  • Porte à porte

Maintenant, il suffit de les ouvrir pour contempler les dégâts s'il y a (je pense à ma vaisselle). On croise les doigts! Europack est à recommander pour le déménagement international! (Pub gratuite ici)

mercredi 5 mars 2008

Trouvez l'anglicisme

Petit quiz intéressant trouvé sur Cyberpresse où l'on voit que les anglicismes se sont incrustés dans le français québécois de tous les jours...

Amusez-vous bien! Et lisez bien les questions!

1. Quelle expression est incorrecte?
A - Se couvrir de ridicule
B - Faire un fou de soi
C - Se ridiculiser

2. Quelle expression n’est pas une adaptation correcte de « Up to this date »?
A - Jusqu’à ce jour
B - Jusqu’à présent
C - Jusqu’à date
D - Jusqu’à aujourd’hui

3. Quel nom d’outil n’est pas correctement indiqué?
A - Une paire de pince
B - Un marteau
C - Un tournevis
D - Une scie

4. Quelle phrase fait un usage approprié du verbe « placer »?
A - J’ai placé une commande chez ce fournisseur.
B - Il a placé un appel au directeur du centre.
C - J’ai placé mon argent dans un REER.
D - Cette question a été placée à l’ordre du jour de la prochaine réunion.

5. Quelle n'est pas la bonne façon d’indiquer qu’on ajoute une inscription à son agenda?
A - Mettre à l’horaire
B - Céduler une rencontre
C - Inscrire au programme
D - Mettre au calendrier

6. Comment définit-on correctement la personne qui exécute ou dirige des travaux de construction?
A - Contracteur
B - Entrepreneur
C - Ouvrier

7. Comment désigne-t-on quelque chose qui n’avance ni ne recule?
A - Au neutre
B - Au point mort
C - Statique

8. Quel terme ne doit pas être utilisé pour traduire l’expression « irreconciliable »?
A - Irréconciliable
B - Incompatible
C - Inconciliable

9. Quel terme n'exprime pas correctement « une adaptation faite pour combler un besoin »?
A - Recevoir
B - Accommoder
C - Rendre service
D - Satisfaire

10. Quelle expression fait bon usage du verbe « devoir »?
A - Je suis dû pour des vacances.
B - Pierre est vraiment dû pour une coupe de cheveux.
C - Cet accident était dû pour arriver.
D - Étienne m’a remis la somme qui m’était due.

Et puis? Vos notions d'anglais vous ont-ils aidés? De mon côté, les cours universitaires sur les anglicismes ont refait surface... et ils étaient loin! :)

Si vous êtes patients, vous aurez les réponses dans les prochains jours. Sinon, vous pouvez faire le test ici.

mardi 4 mars 2008

Quand l'accent français s'est séparé de son cousin québécois...

Lu sur Cyberpresse :

Voilà sans doute l’un des plus intrigants paradoxes de l’histoire québécoise. Du temps de la Nouvelle-France, le « parler canadien » était unanimement louangé comme une forme particulièrement pure de français. Mais quelque part entre 1760 et 1810, le monde entier s’est ravisé. Aux yeux de tous, notre accent était soudainement devenu « lourd », « sans grâce », « corrompu ». Que s’est-il donc passé entre les deux?

Dans son livre D’où vient l’accent des Québécois? Et celui des Parisiens?, qui sera lancé officiellement mardi, le phonéticien retraité de l’Université Laval, Jean-Denis Gendron, croit avoir trouvé la réponse.

« Les Français disent au départ que l’accent des Canadiens est identique à celui de Paris, puis, au XIXe siècle, ils disent qu’il est tout à fait différent. Alors, comment l’expliquer? Ce ne sont pas les Canadiens qui avaient changé leur façon de parler, mais bien les Parisiens. Donc, il fallait chercher comment eux avaient changé », expliquait M. Gendron, lundi, lors d’un entretien téléphonique.

Grand et bel usages
Pendant longtemps, deux modèles de diction ont coexisté dans la Ville lumière, souligne M. Gendron : le « grand usage », qui était la langue savante des discours publics, employée au Parlement de Paris, dans les cours de justice, par la bourgeoisie instruite et au théâtre; et le « bel usage », utilisé en privé dans les salons de la noblesse. Sa prononciation, plus relâchée que celle du grand usage, devait paraître «naturelle», c’est-à-dire ni vulgaire, ni affectée.

Elle avait tendance à tronquer certaines lettres et faisait rager beaucoup de grammairiens français. Le bel usage prononçait ainsi, entre bien d’autres : « leux valets », « sus la table », « quéqu’un », « velimeux », « des habits neus », « ostiner », « neyer » (noyer), « netteyer », « frèt », etc.

« On dit dans le discours familier qu’il fait “grand fraid” (…) mais en preschant, en plaidant, en haranguant, en déclamant, je dirois “le froid” », écrivait par exemple le grammairien français Gilles Ménage en 1672.

Puisqu’il était plus proche de la langue du peuple que le « grand usage », on ne s’étonnera donc pas, après la lecture de cette courte liste, que les visiteurs aient eu l’impression que le parler de la Nouvelle-France soit semblable en tout point, ou presque, avec l’accent de Paris.

Mais la haute société parisienne, qui a longtemps flotté entre les deux accents, bascule totalement à la révolution de 1789. Le roi de France, ou le « rouè », comme il disait peut-être, est décapité. L’aristocratie, dont le prestige donnait jusque-là préséance au bel usage, fuit la France (quand elle le peut), ce qui laisse toute la place à la bourgeoisie et à « sa » manière de parler. La révolution, écrit M. Gendron, « sera en même temps politique et linguistique. (…) L’autorité et le prestige acquis par les gens de lettres vont leur conférer le pouvoir d’influencer la langue, en devenant le modèle à imiter ».

Ce changement de la prononciation parisienne — certaines consonnes, comme le r manquant de « sus la table », seront carrément restaurées, dit M. Gendron — se fera aussi très vite, à l’échelle de l’histoire des langues : quelques décennies tout au plus. « Cela s’est fait naturellement, dit M. Gendron. Personne ne s’en est rendu compte. Il y a l’historien Charles Bruneau qui le mentionne un peu, mais les autres historiens n’en parlent pas. »

La révolution linguistique surviendra d’abord chez les Parisiens, pour qui l’ancienne prononciation commencera à « faire paysan ».

La colonie isolée
Le Canada français, lui, n’a évidemment pas pu suivre. Bien que les voyages en France furent permis par les Britanniques, la Conquête marqua le retour d’une partie de la noblesse canadienne en Europe et coupa les liens administratifs entre l’Hexagone et sa colonie. En outre, la menace que fit peser Napoléon sur la Grande-Bretagne mena à un blocus de la France qui isola encore plus les francophones d’Amérique.

« Alors quand les voyageurs reviennent avec le nouvel accent qu’ils ont acquis à la révolution, ils ne comprennent plus. Ils ont oublié leur ancien accent, qu’ils retrouvent chez les Canadiens, mais sans savoir que c’était le leur », dit M. Gendron. Et comme la langue de Paris est la référence la plus courante en français, les visiteurs des autres pays basèrent dessus leur opinion de l’accent canadien.

Source : Jean-François Cliche, Le Soleil.

lundi 3 mars 2008

Les douanes : les doigts dans l'nez!


Eh bien! Un stress non fondé est passé. Les douaniers canadiens... Pfffff... de la p'tite bière. :)

Tout le tracas qu'on se faisait pour les effets personnels qu'on rapportait avec nous au Canada (ceux apportés en France et ceux achetés en France) : facture de chaque bien, papiers prouvant notre année en France (EDF, GDF, quittance de loyer, relevé de compte bancaire, lettre de l'employeur, certificat d'assujettissement), inventaire des boîtes hyperdétaillé... Tout ça pour rien. Il fallait bien sûr montrer le formulaire B4 rempli et estampé par les douanes à notre arrivée au pays ainsi que les papiers faxés par l'entreprise de déménagement, mais c'est tout. Pas de question piège ou de gros yeux suspicieux. Les questions habituelles : nourriture, plantes, alcool, tabac, armes... Je pense que le tout n'a même pas duré dix minutes... Que voulez-vous : on a des bonnes bouilles! :)

Et vendredi, nous recevrons enfin nos boîtes. En espérant qu'elles n'étaient pas dans le conteneur en bas à droite... :)