Aucun message portant le libellé Nos escapades culturelles. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Nos escapades culturelles. Afficher tous les messages

mardi 21 avril 2009

La charge de l'orignal épormyable

On recommence à sortir! Ce n'est pas qu'on avait arrêté, mais ça n'arrête plus ces derniers temps. Enfin, on voit une certaine accalmie pour les prochains jours, alors on pourra s'attabler pour les impôts.

Notre première pièce de théâtre de l'année a donc été "La charge de l'orignal épormyable" de Claude Gauvreau et son langage imaginatif (comme vous pouvez déjà le constater avec "épormyable"). Jouée au TNM, elle m'avait attirée par les comédiens qui défileraient sur les planches : Éric Bernier, François Papineau, Céline Bonnier, Sylvie Moreau, Pascale Montpetit, Didier Lucien et Francis Ducharme. En ayant en tête cette distribution, j'étais également ravie du décor toujours aussi épurée du TNM avec une forêt d'arbres en arrière-plan. Et Claude Gauvreau nous avait déjà séduits avec son Asile de la pureté, pièce jouée encore au TNM avec l'incroyable Marc Béland.

Connaissant son amour de la langue et de la résonance des mots plutôt que la logique, nous ne nous attendions pas à une telle chose... Gauvreau n'est décidément pas pour tout le monde. La torture psychologique que vit également le personnage principal (François Papineau, toujours intense) m'a dégouté complètement. Même si ça ne lui donne aucun mérite, la torture psychologique aurait été concevable s'il y avait eu un but. Dans ce cas-ci, non, nada, rien de rien. C'était tout de même impressionnant de voir les comédiens être capables de nous faire ressentir certaines émotions, même si ce qu'ils disaient n'avaient aucun sens... On peut ainsi voir les réels comédiens.

Franchement désappointés par cette pièce, on s'est dit qu'on n'allait pas en rester là. Alors, mon homme a eu un coup de tête en prenant des billets pour Le Dragon bleu, pièce de Robert Lepage... à Ottawa. :)

jeudi 28 août 2008

Le banquet

Dans le cadre du Festival des films du monde de Montréal et grâce à atuvu.ca (j'y reviendrai), nous avons assisté gratuitement à la première du film québécois, Le banquet, à la Place des Arts.

C'est la première fois que nous utilisons les avantages de notre inscription à atuvu.ca, un site Internet qui permet d'avoir des réductions et des gratuites sur plein d'événements culturels se déroulant un peu partout au Québec. Cependant, il faut faire vite lorsque nous recevons un courriel d'atuvu pour un truc de dernière minute parce qu'il y a beaucoup d'abonnés et les billets partent vite. Donc, Le banquet = film québécois avec Alexis Martin, Raymond Bouchard, Benoît McGinnis, Catherine de Léan, Frédéric Pierre = gratuit = go! Nous n'avons pas regretté, puisque le film était excellent! Et Yves Jacques et Paul Ahmarani y font une courte apparition.

Réalisé par Sébastien Rose (Comment ma mère accoucha de moi durant sa ménopause, La vie avec mon père), Le banquet se concentre sur ce que les gens transmettent aux autres : un professeur à ses étudiants, un père à sa fille, un leader étudiant à ses pairs... Tout ça sur fond de grève étudiante et de banquet de la haute direction. Un clash entre les classes... Ce film nous fait réfléchir, mais nous a laissé un peu perplexes à savoir de quel côté il penchait, plus à droite ou plus à gauche...

Là est la question!

vendredi 16 mai 2008

The Right Stuff

Joe! Joe! Joe! Joe! Heille, c'est mon Joe! Non, c'est à moi! C'est moi qui l'aimais en premier! Pis ça compte pas, c'est moi qui l'aime le plus! Non, c'est moi! Non, c'est MOIIIII!!!!

S'ensuivit une empoignade de filles...

Voilà ce qui risque d'arriver le 20 septembre prochain au Centre Bell entre mon amie et moi... :) Malheureusement, nous avons jeté nos t-shirts des New Kids on the Block, ce qui aurait été assez drôle merci. Pour nous remettre dans l'ambiance des années 1990, nous n'aurons qu'à nous crêper le toupet!

Changement total de style : nous avons réservé nos billets pour le Cirque du Soleil à Vegassss. Finalement, je fêterai mes 30 ans en regardant KÂ de notre rangée G! Wouhouuuu!

samedi 26 avril 2008

L'imprésario de Smyrne

Préférant assister aux pièces de théâtre qui nous intéressaient de prime abord, nous ne nous sommes pas abonnés à un théâtre en particulier comme nous l'avions fait dans le passé. Cependant, nous ne voulions pas manquer la pièce "L'imprésario de Smyrne" du TNM avec les trois actrices que nous adorons : Sylvie Drapeau, Pascale Montpetit et Sophie Cadieux. Ça promettait!

Et nous n'avons pas été déçus! Même si elle durait plus de deux heures avec entracte, nous sommes restés éveillés tout le long, ce qui est bon quand on nous connaît... Cette comedia dell'arte possédait une très bonne distribution (entre autres, nos préférées déjà mentionnées, Emmanuel Bilodeau en "Farinellino", Alain Zouvi en imprésario turrrrrrc), une mise en scène originale qui nous faisait sentir comme sur une vraie scène de comédie vénitienne (avec un chef d'orchestre et un souffleur) et des costumes toujours superbes.

À Venise, les artistes sont multiples et se battent pour obtenir un rôle, surtout de premier plan. Trois chanteuses sont prêtes à tout pour impressionner l'imprésario turc qui est en ville et ainsi devenir la prima donna d'une pièce qui sera jouée à Smyrne. Sylvie Drapeau est surprenante en femme de charme un peu nunuche et manipulatrice, Pascale Montpetit en femme bougonne et jalouse, Sophie Cadieux en jeune première gaffeuse. Coup de coeur pour le comédien Sébastien Dodge interprétant Pasqualino qui ressemblait davantage à un personnage de dessins animés avec ses mimiques, sa gestuelle et son costume. Très drôle.

Si vous voulez passer un agréable moment au théâtre, choisissez cette pièce pleine d'humour!

P.-S. - À ce moment, les Canadiens jouaient leur premier match contre les Flyers. Nous avons appelé Olivier pour savoir le pointage, c'était 3-3 et la prolongation n'était pas commencée. En sortant de la pièce, nous n'avons pas eu besoin de le rappeler, ça klaxonnait fort dans les rues!! :)

jeudi 24 avril 2008

Musique métal

Dans le cadre du Festival Musique Multi-Montréal, nous sommes allés voir le spectacle, Projet Bali X, du groupe Giri Kedaton (qui signifie "Montagne royale" en balinais) dont fait partie ma chère belle-soeur. Nous savions que la musique serait d'inspiration balinaise avec le gamelan comme instrument en vedette, mais nous nous n'attendions pas à un tel son! Métallique et puissant, mais doux à d'autres moments. Belle découverte! Et les musiciens font preuve d'une extrême dextérité et d'un timing de la mort en ne faisant pas seulement les sons d'une main, mais en arrêtant ces mêmes sons de l'autre pour créer le prochain. N'est pas musicien qui veut...

En plus, le Projet Bali X se compose uniquement des compositions personnelles de membres de Giri Kedaton. Impressionnant de voir comment ils mélangent les genres et les instruments : gamelan, trompong, kendang, rebab, batterie, basse, guitare électrique...

Il y a certainement des adeptes de heavy metal dans les musiciens de Giri Kedaton parce que nous avons eu droit à quelques compositions alliant ce style et la musique indonésienne. Ça fessait fort dans cette petite salle et les têtes se brassaient pas mal chez certains!

À voir!

mercredi 19 mars 2008

Continental, un film sans fusil

Fort de ses nombreux Jutra ("Meilleur film", "Meilleure réalisation" et "Meilleur scénario"), Continental, un film sans fusil ressortait en salles à ma grande joie. Ce film d'auteur avait coiffé Les 3 p'tits cochons et ses 13 nominations et finalement sorti grand gagnant de cette célébration du cinéma québécois. Je voulais le voir depuis longtemps, attirée par le titre bizarre et une histoire qui le semblait tout autant, mais il avait disparu des salles peu de temps après notre arrivée au Québec...

Heureusement, il a été reconnu par ses pairs et est de nouveau à l'affiche. Nous l'avons vu hier soir dans notre cinéma fétiche, le Cinéma Beaubien. J'ai été enchantée par les histoires de ces gens qui se croisent, par cette touche d'humour toute particulière, par ces plans silencieux où tout est dans les gestes et le visage, par la laideur de la banlieue mise en vedette, par ses acteurs au service du film, par cette aura de mystère... tandis que Benoît a été plutôt mitigé à cause de l'histoire un peu broche à foin.

Cependant, depuis que j'ai vu No Country for Old Men, j'apprécie davantage les longs plans sans dialogue où prévaut le talent des acteurs et du réalisateur, ce qui, malheureusement, nous fait entendre encore plus les p'tites madames qui commentent le film comme si elles étaient dans leur salon... Et ce, malgré les Chuuuuut! répétés par les gens autour d'elles, mais ça, c'est une autre histoire...

Les acteurs : Gilbert Sicotte (homme aux abords de la soixantaine ), Fanny Mallette (jeune fille seule au comportement bizarre), Réal Bossé (agent d'assurances pogné dans un motel) a remporté un Jutra en tant que "Meilleur acteur de soutien" et Marie-Ginette Guay (femme qui attend ou non son mari).

Continental, un film sans fusil sort de l'ordinaire, possède un humour fin et n'est pas destiné aux gens amateurs d'action. Un petit film d'auteur à écouter dans son salon, bien collés. :)

dimanche 16 mars 2008

Voyage au pays de l'absurde

Samedi soir dans un univers parallèle, dans une galaxie près de chez nous, dans la tête d'un autiste.

Jean-Thomas Jobin nous conviait à une visite de son monde particulier. Tellement absurde. À petites doses, j'adore, mais, pendant plus d'une heure... ça perd son charme et les longueurs s'enfilent malheureusement. Peut-être que la tête du gars en avant de moi qui bougeait sans cesse et qui m'a caché la scène pendant les 90 % du spectacle n'a pas aidé...

Cependant, c'est un humoriste à découvrir pour ceux aimant l'humour hors norme.

Quelques perles :

Il nous fait son top 25 des commentaires les plus croustillants des gens ayant vu son spectacle...

"Tu es la preuve qu'un autiste peut réussir dans la vie."

"Si on tient compte du coût du billet, ça revient à 11,50 $ la joke, espèce de crosseur." (Selon Jean-Thomas Jobin, nous l'avons un peu trop ri celle-là...)

samedi 15 mars 2008

Once

Film irlandais à petit budget, Once a surpris tout le monde aux Oscars (M'enfin, il était en compétition avec trois chansons du film, Il était une fois (Enchanted), qui se sont toutes annulées d'elles-mêmes) en remportant le prix de la "Meilleure chanson" avec "Falling Slowly" que voici avec des extraits du film :



Pour résumer, c'est la rencontre entre deux passionnés de la musique : un guitariste écrivant ses chansons, mais qui répare des aspirateurs et chante dans la rue pour gagner sa vie et une Tchèque qui fait des petits boulots pour pourvoir aux besoins de sa famille. Cette amitié sera le premier pas d'une belle collaboration afin de faire connaître son talent et ses chansons. Un petit film sans prétention avec une bien belle trame sonore que je n'arrête pas d'écouter en boucle...

Potin : Dans la vraie vie, il a quitté sa femme pour elle... :)

Anecdote : L'affiche promotionnelle du film (1re photo) a été légèrement modifiée pour la sortie en DVD (2e photo). Examinez bien les deux... Trouvez les différences!


Dans la 2e photo, les éléments les plus dérangeants :

1) Ce n'est pas le corps du gars. Ils ont mis carrément le corps d'une autre personne. (Notez les jambes plus musclées.)
2) La fille est plus grande.
3) Ils se tiennent par la main, ce qui n'est jamais arrivé dans le film, puisque c'est une histoire d'amitié et non d'amour...

Comment arranger la réalité comme on le veut : Photoshop!

Pour citer l'acteur Glen Hansard quand il a vu les deux versions : "Oh, man. They f--kin' killed it." (sur le blogue Scanners)

mercredi 20 février 2008

Borderline

Premier long-métrage de Lyne Charlebois et tiré de deux romans de Marie-Sissi Labrèche (La Brèche et Borderline), ce film compte sur une excellente distribution : Isabelle Blais, Sylvie Drapeau, Angèle Coutu, Jean-Hughes Anglade, Marie-Chantal Perron, Pierre-Luc Brillant, Antoine Bertrand, Valérie Blais...

C'est l'histoire de Kiki Labrèche (Isabelle Blais, toujours aussi bonne), étudiante en littérature, qui veut se sortir de la folie de sa mère (Sylvie Drapeau, dérangeante) et de sa grand-mère (Angèle Coutu, méconnaissable), et ce, par l'alcool, les hommes et le sexe. Avec retours en arrière sur son passé pour bien cerner tous les personnages. Le nu est à l'honneur (n'amenez pas vos enfants), et on a même eu droit à un "full frontal" masculin de Jean-Hughes Anglade (Vive les Français! Pour les gars, ne vous inquiétez pas : on voit Isabelle Blais sous toutes ses coutures...). :)

Magnifiquement réalisé, ce film est un petit bijou d'interprétation et de folie. L'auteure a fait partie intégrante de la réalisation, mais n'a pas hésité à laisser encore plus de place à l'imagination pour bien réussir cette adaptation à l'écran. Garrochez-vous pour le voir! :)

jeudi 14 février 2008

Elizabeth, roi d'Angleterre

Le TNM nous aura fait vibrer une fois de plus avec la pièce "Elizabeth, roi d'Angleterre", et ce, grâce à Marie-Thérèse Fortin en Elizabeth I autoritaire qui est plus homme que les hommes, à Jean-François Casabonne en Shakespeare sentimental qui doit se révéler et à René-Richard Cyr en acteur mourant qui est plus femme que les femmes. Un bel échange entre ces trois, ce qui les transformera et leur fera apprendre à être davantage eux-mêmes. Tout se déroule lors de la nuit du Mardi gras en 1601. La reine y connaîtra sa Nuit des rois où elle attendra l'exécution de son amant, le comte d'Essex, en la compagnie de Shakespeare et de sa troupe qui sont priés de la divertir pendant cette attente. Une interprétation juste de la part des acteurs qui ont su nous faire ressentir toute la détresse de leurs personnages...

Star système
Il y a toujours d'autres artistes qui viennent voir les pièces du TNM et c'est toujours un plaisir de faire nos commères en surveillant qui s'y trouve ce soir-là. Tout d'abord, Muriel Dutil (Les Voisins, Virginie) achetait ses billets en même temps que moi. Ensuite, Marie Eykel, cette chère Passe-Partout, y assistait, et j'étais assise à côté de Lyne-la-pas-fine des Invincibles, plus précisément la comédienne Catherine Trudeau... :)

mardi 12 février 2008

No Country for Old Men

Enfin! On l'a vu!

On attendait avec impatience de voir la performance de Javier Bardem qui avait séduit la plupart des critiques et qui récolte plusieurs prix d'interprétation pour ce rôle hors du commun. Cet acteur nous avait impressionnés dans Dancer Upstairs et dans The Sea Inside et démontre encore une fois son grand talent dans ce film des frères Coen.

On s'imagine un film d'horreur en sachant qu'un tueur à gages sanguinaire est à la recherche d'un homme ayant été au mauvais endroit, au mauvais moment, mais il s'agirait davantage d'un thriller bien ficelé et très bien réalisé. No Country for Old Men est avant tout une poursuite entre un homme (Josh Brolin, excellent) ayant trouvé une valise contenant deux millions de dollars, un désaxé (Javier Bardem, impressionnant) qui a des principes et un homme de loi (Tommy Lee Jones, tout en finesse) qui ne veut pas que l'histoire se répète.

Il y a quelques scènes où j'ai fermé les yeux (et bouché les oreilles), mais, une fois que nous avons compris le principe, il ne nous le montre plus en détails... Un film à voir en version originale avec sous-titres parce que vous manquerez des bouts avec cet accent mâchouillé des cowboys texans. :)

vendredi 14 décembre 2007

Le Projet Andersen

Ce soir, un avant-goût du Québec avec Le Projet Andersen où Yves Jacques reprend le rôle de Robert Lepage, auteur de la pièce.

Créé en 2005 pour marquer le bicentenaire de la naissance de l'écrivain danois Hans Christian Andersen (La Petite Sirène), acclamé à Copenhague, Londres, Tokyo, Sydney et Paris, cette pièce s’intéresse particulièrement à l’homme derrière le conteur. S’inspirant de quelques épisodes parisiens et de contes moins connus d’Andersen (La Dryade et L’Ombre), Lepage met en scène l’intimité du conteur, dévoilant ses fantasmes inassouvis et la soif de reconnaissance qui se dessinent en filigrane de son œuvre. Formellement, Robert Lepage imagine un parallèle entre le séjour d’Andersen sur les rives de la Seine en 1867 et son héros québécois arpentant les mêmes lieux un siècle plus tard en 1967.

Nous voulions le voir lorsqu'il était au TNM, mais, comme à notre habitude, nous y avons pensé trop tard... Ce n'était que partie remise pour ce soir!

Tout d'abord, les courses de Noël! :)

jeudi 6 décembre 2007

Quand la violence fait partie de la routine...

American Gangster
Tiré d'une histoire vraie, American Gangster nous ramène dans le New York des années 1970 où Frank Lucas (Denzel "Mmmm mmmm" Washington nous en met plein la vue) trace son chemin parmi les gangsters de la ville et leur ravit le monopole de l'héroïne en l'important directement de la source. Parallèlement, le policier Richie Roberts (Russel Crowe) tente de faire tomber les trafiquants de drogue de la ville en même temps que les policiers tout aussi corrompus et crapuleux. Un excellent film où il n'y a rien de blanc ou noir, seulement des zones grises que tous chevauchent.


Beowulf
Essentiellement tourné par ordinateur, ce film met en scène Ray Winstone, Anthony Hopkins, Robin Wright Penn, Angelina Jolie, John Malkovich, Brendan Gleeson dont leurs alter ego numériques ont une ressemblance presque frappante, sauf le premier qui a perdu 30 ans et 70 livres grâce à son personnage de Beowulf... Ce dernier doit combattre Grendel (avec la voix de Crispin Glover, le papa de Michael J. Fox dans Retour vers le futur) qui terrorise la région en tuant tout ce qui bouge et finalement la mère du monstre (interprétée par Angelina Jolie qui est plus belle en vrai) qui tue par vengeance. Donc, beaucoup de scènes sanglantes faites par ordinateur. Pour le reste, des images magnifiques qui se rapprochent de plus en plus de la réalité, excepté pour les humains dont les détails sont scrutés minutieusement et où on se dit que rien ne vaut une vraie personne. Un film à voir si vous aimez les Vikings, les dragons et les histoires fantastiques.

lundi 3 décembre 2007

Deux styles d'horreur

Nous avons finalement vu Le labyrinthe de Pan!

C'est l'histoire d'une jeune fille, princesse dans un autre royaume, qui doit réussir quelques épreuves pour y retourner, si c'est bien elle. Dans le monde des humains, sa mère (enceinte) est mariée à un dictateur (Sergi Lopez, tellement excellent dans son rôle de méchant que tu le fesserais dans un mur) qui fait face à une rébellion dans son pays et qui ne se préoccupe que de son futur héritier. Ofelia est donc très malheureuse et se réfugie dans ce monde de magie... Avec toutes les bonnes critiques sur ce film, nous ne voulions pas le manquer. Je m'attendais à quelque chose de plus happy joy joy comme histoire et c'est loin d'être le cas, ce qui n'empêche pas que le film est excellent avec ses images et ses personnages de conte de fée, ses comédiens qu'on aime ou qu'on déteste et son scénario loin des sentiers habituels. À découvrir!

Changement de registre en ce dimanche de vent et de pluie : 28 Weeks Later. Suite de 28 Days Later où un virus extrêmement contagieux rendait les Britanniques assoiffés de sang. Après 28 semaines, l'île est finalement déclarée prête à recevoir de nouveaux habitants, puisque les "enragés" se sont éliminés d'eux-mêmes et il n'en reste plus selon l'armée américaine. Une femme est retrouvée (oh! surprise) après tout ce temps sans montrer aucun symptôme, mais elle porte bien en elle le virus. Donc, ils veulent s'en servir pour créer un antivirus. Vous imaginez la suite... Plein de sang qui r'vole partout. :) Ce film est mieux ficelé que le premier et nous offre quelques surprises. Et la scène finale nous a fait sourire... Pour ceux qui aiment le genre et qui sont des vampires sur Facebook... ;)

mercredi 21 novembre 2007

Akuna Matata

Nous sommes retombés en enfance hier soir en allant voir la comédie musicale, le Roi Lion. :) Et nous n'étions pas le seul couple sans enfant dans la salle, bien qu'il y en avait plusieurs malgré le coût élevé des billets (beau cadeau de Noël). Depuis dix ans, ce spectacle joue sur Broadway à New York et est maintenant à Paris pour notre plus grand plaisir! L'interprète de Rafiki (un "sage" mandrill), Zama Magudulela, provient de la distribution originale et est incroyable!

Tout se joue avec les costumes. Magnifiques! Tous les animaux sont joués par des humains (dah!), mais ils ne revêtent pas une peluche, loin de là. C'est tout un jeu de couleurs de la brousse africaine, de textures animales, de fluidité, de deuxième peau. L'originalité et le côté contemporain des costumes nous font vite oublier que nous regardons un conte de Disney. Par exemple, les deux lions adultes, le roi Mufasa et son frère, le méchant Scar, possèdent un système où leur tête de lion se trouve au-dessus d'eux lorsqu'ils sont debout, mais, quand ils adoptent une position d'attaque, elle se rabaisse pour se retrouver au niveau de leur visage. Et les girafes... Ceux qui les manipulent ont toute mon admiration : ils doivent se mouvoir sur des échasses aux jambes et aux bras.

Il ne faut pas oublier les chorégraphies, les voix, la musique et le décor qui rendent ce spectacle inoubliable. Le décor est minimaliste, puisque ce sont bien souvent les acteurs qui servent de parure végétale : herbe, savane, fleur, arbuste... Tous ces éléments puisent leur source dans les racines mêmes de l'Afrique, ce qui nous donne le goût d'y aller. Un petit voyage en perspective, Benoît? ;)


Voici la vidéo du spectacle de New York, ça vous donnera une meilleure idée des costumes, des chants et des couleurs. Un véritable enchantement!

dimanche 18 novembre 2007

L'origine du monde de Courbet

Je ne sais pas au Québec, mais ici :

- on se les gèle;
- ça caille;
- entéka, fa frette. :)

Nous en avons profité pour aller au musée, soit au Grand Palais, pour l'exposition de Gustave Courbet. En fait, il y a toujours une grosse file d'attente pour ce musée, alors nous n'avons pu nous échapper du froid bien longtemps...

Chef de file du réalisme, ce peintre français avait intrigué Benoît par son autoportrait à l'air dément (1re image). Par la suite, il a su que Courbet était le maître d'œuvre de L'Origine du monde (2e image) que nous avions vue au musée d'Orsay. Œuvre très provocante, elle a été longtemps cachée par les nombreux propriétaires l'ayant en leur possession, et ce, par un système de double fond : une première toile (3e image) cachait celle offensante. Par ce nu et de nombreux autres, Courbet se rebellait quant au classicisme de l'époque et désirait montrer la femme sous ses vraies courbes.

Bien connu pour ses idées politiques, il a été, malgré lui, à l'origine de la destruction de la colonne Vendôme dédiée à la gloire de Napoléon 1er. Ne demandant qu'à ce qu'elle soit déménagée aux Invalides, il a perdu le contrôle des événements et d'autres plus radicaux ont pris le relais pour faire déboulonner cet ode à la guerre. Ainsi, il a tout d'abord été emprisonné pour son geste et a dû payer les frais de rénovation de la colonne, ce qui l'a ruiné (il devait payer 10 000 francs par an pendant 33 ans...). Après plusieurs années d'exil en Suisse, il est mort peu de temps avant de faire son 1er paiement...

Très intéressante, cette exposition met en lumière plusieurs phases de son art : les autoportraits de sa jeunesse, la vie quotidienne, les nus, les scènes de chasse et les natures mortes. En plus, nous avons pu télécharger les fichiers audio de la visite (à un moindre coût que la location d'un audioguide sur place) et les faire jouer sur nos iPod.

Pour le retour à la maison, deuxième tentative de ma part pour le Vélib et les conditions sont toujours réunies pour que je n'aime pas ça... Pluie, selle mal ajustée (ou ce sont leurs selles en général, je n'arrête pas de glisser), vitesse mal foutue... C'est en essayant qu'on le sait!

lundi 12 novembre 2007

Du royaume de Bénin à la Diaspora contemporaine


En ce temps incertain dominical, une petite visite au musée du quai Branly s'impose. Nous y avions fait un passage loin d'être snobinard lors de mon anniversaire au restaurant Les Ombres situé juste au-dessus. Paré d'un mur végétal, préférant le verre au béton et entouré d'un vert jardin, ce musée est spécialisé dans les civilisations et les cultures provenant des quatre coins du monde : Amérique, Asie, Afrique et Océanie. Accompagnés d'Hakan et Vinca (ainsi qu'un bon nombre de leurs amis), nous y sommes allés pour l'exposition Diaspora qui, finalement, était liée à celle sur le Bénin.

Bénin : cinq siècles d'art royal
Berceau historique de la civilisation africaine, le Bénin est situé au sud du Nigeria actuel. Son roi est le 38e descendant d'une dynastie qui remonte au 13e siècle. L'exposition retrace l'histoire de ce peuple à travers les siècles par de remarquables pièces de bronze, d'objets sculptés en ivoire, des bijoux et des vêtements en corail, des cartes et des manuscrits de voyage. Un travail du bronze et de l'ivoire impressionnant si on considère les moyens de l'époque.

Diaspora : l'Afrique vue de l'extérieur
Des artistes contemporains ont été invités à concevoir des oeuvres spécialement pour cette exposition afin de faire voir cette dispersion non pas comme une perte d'identité, mais comme une source d'enrichissement au contact des autres. Dans le noir, un sentier illuminé nous amène à diverses installations où nos yeux et nos oreilles sont mis à profit : des scènes de danse africaine, des robes inspirées de la culture africaine, des vidéos sur l'errance dans les villes étrangères, une structure en forme de cube où on se trouve comme dans un lac (les nageurs passant au-dessus de nos têtes...).

Un avant-goût d'un bien joli musée qui m'interpelle également par sa collection d'instruments de musique de tous les continents et de tous les siècles... À suivre.

dimanche 14 octobre 2007

Mon père avait raison

Pour célébrer les 50 ans de la mort de Sacha Guitry, auteur, comédien et metteur en scène, le Théâtre Edouard VII affiche deux pièces de cet auteur prolifique dont Mon père avait raison que nous sommes allés voir avec Claire et Robert.

Tout d'abord, ce théâtre est magnifique! Situé entre la Madeleine et l'Opéra, le Théâtre Edouard VII est paré de dorures, de velours rouge et de lustres. Construit en 1913 pour le roi Edouard VII d'Angleterre surnommé "le plus parisien des rois anglais", ce théâtre est vite animé par les personnalités les plus illustres du théâtre français, dont Sacha Guitry.

Écrite en 1919, Mon père avait raison mettait en scène Sacha Guitry et son père, Lucien. Un autre père, Claude Brasseur, et son fils, Alexandre, ont pris le relais en 2007. Une histoire d'hommes, d'égoïsme, de malheur, de bonheur... où "il n'est pas étonnant que les enfants ressemblent à leur père, puisque tous les hommes sont pareils!" Un homme qui ne veut pas ressembler à son père, mais qui voit avec les années que les gênes sont plus forts que tout. Et que son père n'avait pas aussi tort qu'il le croyait finalement...

Aux deux canards
Pour finir la soirée en beauté, un très bon resto : Aux deux canards, 8, rue Faubourd-Poissonnière. Un resto typiquement français avec des tables où on mange au coude à coude, des ardoises avec des petits mots disposés un peu partout et une carte de menus à faire damner les plus gourmands. Exemples : foie gras aux myrtilles, salade de magret de canard à la mangue, escargots au beurre rouge, bourguignon de canard au miel d'orange... et ça continue comme ça. Drôle et sympathique, le chef Gérard nous a expliqué la recette du miel d'orange créé par Catherine, l'inventrice et peut-être sa mère (on n'est plus certain). Il nous a également conseillé d'essayer chacun les quatre apéritifs de la maison : kir à la cerise, vin à l'orange, vin aux noix et rouge gorge. Franchement, tout était délicieux et une soirée ne suffit pas...

Appelé tout d'abord La Fauvette, le restaurant a ouvert ses portes en 1942 sous l'Occupation et vivait au rythme des équipes qui se relayaient à l'imprimerie d'en face. Cette dernière sera au coeur de la résistance en imprimant la nuit le journal Combat signé entre autres par Albert Camus, Jean-Paul Sartre et André Malraux, tandis que, de jour, les mêmes rotatives publiaient le Matin du maréchal Pétain et de la propagande pour les Allemands. Le communisme ayant été interdit, les journalistes de gauche se réfugient au restaurant qui devient ainsi Aux deux canards en référence au jargon d'entreprise : journal = canard. Afin de filtrer les entrées, une tirette est installée à la porte pour mieux protéger les journalistes. Elle s'y trouve encore aujourd'hui en souvenir de cette époque.

vendredi 28 septembre 2007

Ma main! Ma main!

Rendez-vous au musée d'Orsay pour l'exposition "La main" où les photographies nous montrent l'importance de la position des mains à travers les époques. Elle importe autant au modèle qu'au photographe, puisqu'elle représente souvent la position sociale de la personne : main insérée dans le gilet (à la façon de Napoléon), visage dans la main (penseur), main tenant un objet représentant la profession, mains posées sur un livre, mains liées timidement... Les mains peuvent également être révélatrices quant à la façon de vivre des gens : mains calleuses (travail de la terre), mains pleines de bijoux (vie choyée), mains manucurées simplement (importance des mains [ex. : pianiste])...

Cette exposition nous fait voir d'une toute autre façon la disposition des mains dans les photographies et les peintures et nous montre un aspect différent dans la composition d'un tableau. Nous en avons eu un exemple avec le tableau d'Henri Fatin-Latour, Coin de table, où étaient réunis sept poètes peu connus à cette époque : Verlaine, Rimbaud (menton dans la main), Léon Valade, Ernest d'Hervilly (main tenant une pipe), Camille Pelletan, Pierre-Elzéar, Émile Blémont (main dans la veste), Jean Aicar. Vous ne verrez plus les mains de la même façon! "C'est c'que j'cherche!" :)

Monsieur le chat
Bon, il se sent de plus en plus chez lui : il fait maintenant la sieste dans notre lit pendant quelques heures... Tant qu'il ne s'en sert pas comme une litière... :)

lundi 23 juillet 2007

Iran et Hogwarts

Persepolis
Bien joli film adapté d'une bande dessinée de Marjane Satrapi, il trace un portrait de la société iranienne vue par une jeune fille et sa famille de Téhéran. Tout débute en 1978 alors que Marjane n'a que huit ans et qu'elle se voit déjà comme le prochain prophète qui sauvera le monde. Particulièrement proche de ses parents modernes et cultivés ainsi que de sa grand-mère, elle suit les événements qui mèneront à la révolution et à la chute du Chah. Toutefois, à la suite de l'instauration de la République islamique, répressions, contrôles et disparitions sont le lot quotidien d'une vie autrefois plus libre. À cause de sa langue bien pendue et de ses positions rebelles, Marjane est envoyée en Autriche pour sa sécurité où elle y vivra une deuxième révolution, celle de l'adolescence. Elle reviendra dans son pays natal en tentant d'y faire sa place, mais en vain...

L'histoire est très intéressante et nous fait voir un autre côté de l'Iran, celui où des gens se battent pour leur liberté. Particulièrement réussie, l'animation des dessins noir et blanc de Marjane Satrapi nous amène dans un monde entre horreur et petit bonheur. Un film à voir! Il a remporté le Prix du Jury au Festival de Cannes en 2007.

Harry Potter and the Order of the Phoenix
Hé! La folie ne nous lâche pas. Comme toute adaptation d'un livre au cinéma, les puristes trouvent toujours que ce dernier rend rarement toute la richesse d'un bouquin. J'en suis consciente, mais un film ne peut tout simplement pas suivre le même rythme qu'un roman. Quatre pages descriptives d'une scène peuvent se traduire par cinq minutes d'action à l'écran... Sachant que ce tome est le plus long de toute la série et que le film qui en ressort est le plus court de cette aventure, nous nous demandions bien ce que la trame allait donner. Selon nous, pari réussi! Ce livre étant le plus noir, le plus "personne ne me comprend", le plus adolescent frustré, il était normal que l'accent soit mis davantage sur Harry et sa solitude. Exit les personnages et les intrigues secondaires, ce qui donne moins l'apparence d'un patchwork de scènes comme les films précédents.

Sur ce, nous retournons à notre livre! Comme je l'ai déjà dit, nous l'avons maintenant en garde partagée... :)