dimanche 22 avril 2007

Premier tour : Sarko vs Ségo

Ouf!

C'est notre deuxième élection présidentielle en sol français, à Kathy et moi.

2002
Il y a cinq ans, nous avons assisté à la débandade de la gauche, leur vote divisé parmi une pléthore de candidats, permettant en cela à Jean-Marie Le Pen, candidat d'extrême droite, de se faufiler au deuxième tour.

Les Français s'étaient réveillés avec une de ces gueules de bois... Dans les deux semaines précédant le second tour, on eut droit à une grande manifestation contre Le Pen (nous y étions), des lecteurs de nouvelles et analystes politiques bouches bées devant cette montée de l'extrême droite et ce Jean-Marie Le Pen soudain pris à rêver à la présidence.

Les électeurs de gauche se bouchant le nez et allant tout de même voter pour Chirac, celui-ci réussit le tour de force d'une victoire à plus de 80 %...

2007
On s'inquiétait tout de même un peu quant au résultat possible du premier tour.

Le Pen avait, encore une fois, un score assez élevé dans les sondages, qui pouvait même être sous-estimé selon plusieurs analystes (plusieurs sondés n'osent pas dire ouvertement qu'ils voteront extrême droite!).

Ségolène Royal a en France à peu près le même problème que Pauline Marois chez nous, quant à son image publique : celle d'une femme bourgeoise, habillée de tailleurs chics, totalement déconnectée du peuple.

Je ne comprends personnellement pas encore vraiment pourquoi tant de gens votent Sarkozy, surtout lorsque l'on regarde sa politique de répression et de provocation lors de son passage à la tête du ministère de l'Intérieur ("On va vous débarrasser de cette racaille").

En même temps, aux yeux des sondages et des résultats finaux, je ne suis tout de même pas surpris que celui-ci ait récolté 5 % de plus que sa rivale : la droite a présenté moins de candidats que la gauche. Cette dispersion n'entre plus en ligne de compte au second tour: les votes de gauche se concentrent sur la candidate Royal, et il en va de même pour les votes de la droite, qui pointent sur Sarkozy. Les votes de Bayrou, le troisième homme (centre), sont quant eux plus incertains, et risquent de se distribuer entre les deux... Quoi qu'il en soit,
les sondages donnent actuellement Royal et Sarkozy à égalité au second tour.

Tout est possible dans les deux prochaines semaines... Chose certaine, cette campagne, de nos yeux de spectateurs étrangers, est extrêmement intéressante!

3 commentaires:

Anonyme a dit...

Ici, aux États-Unis, c'est facile. Soit t'es libéral (terme très péjoratif), soit t'es patriotique.

Voter dans ces cas-là, c'est plus simple! :)

Et il n'y a que deux candidats pour qui tu peux voter. Ces candidats là sont choisis par leur propre parti.

J'te dis, eux ils l'ont l'affaire, les amarricains!

Le congrès et le sénat n'ont plus tellement d'importance ici, puisque le président peut toujours signer un mémo présidentiel lui permettant de ne pas suivre telle ou telle loi. C'est pour ça que Bush n'a utilisé son véto qu'une seule fois (contre la recherche sur les cellules souches).

Beh.

Marie-Eve a dit...

Si tu veux savoir pourquoi on vote Sarkosi, je te conseil de te procurer 'Maniere de voir', bimenstriel fait par Le Monde Diplomatique, no92 avril-mai: ''Derrière les élections, quelle démocratie?''

Il y a entre autre un article très interressant qui relate comment Sarkosi s'est forgé, le long de sa carrière, un cercle d'amis particulierement influent (presque toutes les plus grosses têtes des médias français y passent...). C'est un homme qui veux une chose: le PPPPPPPOUVOIR.

p.s: faute de pppppppouvoir mettre un gros P, j'en ai mis plusieurs ;)

Marie-Eve

Anonyme a dit...

Ouais, ben on arrive pas au sommet tout seul, généralement. Les gens qui ne veulent pas le pouvoir tendent à ne pas l'obtenir, ce qui fait bien leur affaire! :)

Pis moi, je veux faire du fric! :)

Vouloir le pouvoir ou du fric, ça ne nous rends pas plus méchant. Enfin, pas nécéssairement!