vendredi 8 février 2008

Les douanes

Étape qui nous stressait un peu, puisque nos bagages nous suivaient dans un quelconque container sur un quelconque bateau et qu'il fallait les déclarer aux douanes pour que l'on paye ou non une taxe sur les biens achetés en France. Heureusement, nous nous étions débarrassés des plus gros morceaux : télévision, meuble TV, ordinateur personnel...

Cependant, il fallait apporter avec nous le plus de documents possible pour prouver que nous avions habité un an en France : certificat d'assujettissement, EDF, GDF, relevés de comptes bancaires, quittance de loyer, ainsi que toutes les factures de nos biens achetés bien avant au Québec et ceux en France. Et bien important : le formulaire B4 à remplir pour les douanes. Une bien grosse pochette nous accompagnait au guichet du douanier... qui n'a regardé que notre carte remplie dans l'avion en tant que résident canadien et qui nous a envoyé avec notre stress et notre paperasse dans un autre local plus organisé des Douanes kénédiennes.

Pour détendre l'atmosphère, nous avons eu droit à une leçon de français donnée par le douanier du guichet voisin à un touriste français...

- Que veut dire "adresse domiciliaire"?
- Dans la langue française, "adresse domiciliaire" signifie l'adresse de votre domicile...

Disons que nous étions, hemhem, contents dans notre coeur... ;)

Ces mêmes Français avaient commencé à parler anglais quelques minutes auparavant parce qu'une employée de l'aéroport disait : "Correspondance. Connection." pour guider les gens ayant une correspondance avec un autre avion (Le Canada est un pays, hemhem, bilingue après tout.) et qu'ils n'avaient compris que l'anglais. Et moi de leur lancer : "Elle a parlé français aussi." (Je pense que les petites crottes sur le coeur commençaient à sortir... La fatigue, faut croire.) Et le monsieur de se tourner vers moi, surpris. (Ouin, c'est mon style.)

Pour revenir aux douanes qui nous attendaient avec des chiens (ai-je rêvé à des chiens?!?), nous avons finalement passé comme une lettre à la poste avec notre formulaire B4 et notre inventaire. Fiou! Cependant, ça risque peut-être de se compliquer lorsque nous irons chercher nos choses. On verra dans un mois!

Derrière nous, une jeune femme était en panique totale, toute dégoulinante de larmes. Elle vomissait depuis la nuit dernière et ne savait pas ce qu'elle avait. Nous avons tout de suite dit à notre douanière qu'elle avait peut-être plus besoin d'un docteur que d'un douanier... (Nous sommes fins, hein?) Et elle a été prise en charge. Peut-être ramenait-elle un virus d'un pays chaud ou de la drogue qui s'était finalement libéré dans son estomac ou souffrait-elle simplement d'une intoxication alimentaire? Seul notre esprit peut penser ce qu'il veut à ce moment-ci... :)

3 commentaires:

Anonyme a dit...

J'espère vivre ça un jour!!! Bande de chanceux!!!!! Profitez-en!!!!

Benoît a dit...

Wow.

Je ne pensais pas que le stress de se faire cuisiner par un douanier ultra-zélé pouvait faire rêver les gens à ce point... :)

Anonyme a dit...

he he Moi je me suis fait fouiller toutes mes valises quand j'ai passé la douane de l'aéroport. Mais le gars semblait plutôt chercher de la drogue. Il a vu ma collection de backup de CD-ROM, mes petites conserve de pâté, etc.
- Pourquoi vous ne les avez pas déclarés ?
Et moi de jouer le niais en répondant :
- Ben on n'a pas besoin de les déclarer puisqu'il s'agit de conserves. Ce n'est pas un truc que j'ai acheté chez le boucher du coin.
Il n'a rien dit et a continué de fouiller mes paquets.
- C'est quoi dans ce sac ? Des médicaments ?
- Ben c'est juste un restant de mes anti-acide pour mon estomac qui s'amuse sans cesse à faire des reflux, rien de compliqué. La prescription est dans le sac.
Il n'a même pas vérifié, il a continué de chercher de la drogue (et sûrement aussi de l'alcool et du tabac). Finalement il n'a rien trouvé.
- Vous avez des boîtes qui vont arriver plus tard ?
- Oui, ce sont juste des effets personnels qui ne rentraient pas dans mes valises. Rien de neuf, aucun objet de valeur.
Finalement il m'a rendu ma liberté sans me poser d'autres questions.

Quand je suis allé chercher mes boîtes à Dorval quelques jours plus tard, j'avais des sueurs froides. J'ai rempli le formulaire et la belle douanière a finalement conclu qu'il s'agissait bel et bien de biens personnels, qu'il n'y avait rien à taxer. Ouf ! :-)