mardi 12 février 2008

Fa frette!

Il fait -15, mais on ressent -27 avec le vent qui souffle... Tu t'ennuies vraiment de ça, Danielle? ;)

Avec une pareille température, on reprend notre rythme de vie de Québécois : on sort le moins possible (enfin, moi qui travaille à la maison) et, sinon, on sort emmitouflés avec seulement un espace pour voir où on va et on profite des souterrains de Montréal... :) Vous ne saviez pas que la ville était sillonnée de souterrains, ce qui fait que les gens n'ont pas besoin de sortir à l'extérieur pendant l'hiver qui dure six mois et où la température oscille souvent au-delà des moins trente degrés? Autres mythes qui nous talonnent, mais dont il est difficile de se défaire surtout lorsque les touristes viennent à ce moment-ci de l'année. :)

Ce qui ne nous empêchera pas de bien en profiter pendant qu'il y a toute cette neige en allant faire de la raquette et peut-être de la luge au mont Royal ainsi que du patin sur le lac du parc Lafontaine, et ce, lorsque nos boîtes seront arrivées! Euh... un jour!

No Country for Old Men

Enfin! On l'a vu!

On attendait avec impatience de voir la performance de Javier Bardem qui avait séduit la plupart des critiques et qui récolte plusieurs prix d'interprétation pour ce rôle hors du commun. Cet acteur nous avait impressionnés dans Dancer Upstairs et dans The Sea Inside et démontre encore une fois son grand talent dans ce film des frères Coen.

On s'imagine un film d'horreur en sachant qu'un tueur à gages sanguinaire est à la recherche d'un homme ayant été au mauvais endroit, au mauvais moment, mais il s'agirait davantage d'un thriller bien ficelé et très bien réalisé. No Country for Old Men est avant tout une poursuite entre un homme (Josh Brolin, excellent) ayant trouvé une valise contenant deux millions de dollars, un désaxé (Javier Bardem, impressionnant) qui a des principes et un homme de loi (Tommy Lee Jones, tout en finesse) qui ne veut pas que l'histoire se répète.

Il y a quelques scènes où j'ai fermé les yeux (et bouché les oreilles), mais, une fois que nous avons compris le principe, il ne nous le montre plus en détails... Un film à voir en version originale avec sous-titres parce que vous manquerez des bouts avec cet accent mâchouillé des cowboys texans. :)

vendredi 8 février 2008

Les douanes

Étape qui nous stressait un peu, puisque nos bagages nous suivaient dans un quelconque container sur un quelconque bateau et qu'il fallait les déclarer aux douanes pour que l'on paye ou non une taxe sur les biens achetés en France. Heureusement, nous nous étions débarrassés des plus gros morceaux : télévision, meuble TV, ordinateur personnel...

Cependant, il fallait apporter avec nous le plus de documents possible pour prouver que nous avions habité un an en France : certificat d'assujettissement, EDF, GDF, relevés de comptes bancaires, quittance de loyer, ainsi que toutes les factures de nos biens achetés bien avant au Québec et ceux en France. Et bien important : le formulaire B4 à remplir pour les douanes. Une bien grosse pochette nous accompagnait au guichet du douanier... qui n'a regardé que notre carte remplie dans l'avion en tant que résident canadien et qui nous a envoyé avec notre stress et notre paperasse dans un autre local plus organisé des Douanes kénédiennes.

Pour détendre l'atmosphère, nous avons eu droit à une leçon de français donnée par le douanier du guichet voisin à un touriste français...

- Que veut dire "adresse domiciliaire"?
- Dans la langue française, "adresse domiciliaire" signifie l'adresse de votre domicile...

Disons que nous étions, hemhem, contents dans notre coeur... ;)

Ces mêmes Français avaient commencé à parler anglais quelques minutes auparavant parce qu'une employée de l'aéroport disait : "Correspondance. Connection." pour guider les gens ayant une correspondance avec un autre avion (Le Canada est un pays, hemhem, bilingue après tout.) et qu'ils n'avaient compris que l'anglais. Et moi de leur lancer : "Elle a parlé français aussi." (Je pense que les petites crottes sur le coeur commençaient à sortir... La fatigue, faut croire.) Et le monsieur de se tourner vers moi, surpris. (Ouin, c'est mon style.)

Pour revenir aux douanes qui nous attendaient avec des chiens (ai-je rêvé à des chiens?!?), nous avons finalement passé comme une lettre à la poste avec notre formulaire B4 et notre inventaire. Fiou! Cependant, ça risque peut-être de se compliquer lorsque nous irons chercher nos choses. On verra dans un mois!

Derrière nous, une jeune femme était en panique totale, toute dégoulinante de larmes. Elle vomissait depuis la nuit dernière et ne savait pas ce qu'elle avait. Nous avons tout de suite dit à notre douanière qu'elle avait peut-être plus besoin d'un docteur que d'un douanier... (Nous sommes fins, hein?) Et elle a été prise en charge. Peut-être ramenait-elle un virus d'un pays chaud ou de la drogue qui s'était finalement libéré dans son estomac ou souffrait-elle simplement d'une intoxication alimentaire? Seul notre esprit peut penser ce qu'il veut à ce moment-ci... :)

lundi 4 février 2008

On joue dans la neige

Petit week-end tranquille au chalet d'un ami dans le fin fond des bois où boire, manger et avoir du plaisir étaient au programme!

Pour ce faire, nous avons dû le mériter : le trajet dure normalement deux heures et demie et, nous en avons fait le double. Nous sommes partis le vendredi en fin d'après-midi en pleine tempête. Ça devient une habitude : nous arrivons au Québec et, le lendemain, il y a une tempête de neige... :) Cependant, le record va aux deux filles qui sont parties de la Rive-Sud à 15 h 30 et sont arrivées à peu près en même temps que nous vers 23 h... Disons que le ciel qui leur tombait sur la tête et les chemins du lac Gagnon n'étaient pas en leur faveur.

Le lendemain, le paysage était féerique. Nous avons fait une belle balade en raquettes dans la forêt. Avec le rhube qui commençait pour moi et une raquette en déclin pour Benoît, nous avons eu un peu plus de difficulté que les autres à nous rendre au tipi. Et vu que nos "suits" d'hiver étaient dans nos boîtes en direction du Québec, nous avons fait avec les moyens du bord... Ce qui ne nous a pas empêché de vouloir recommencer à la prochaine occasion! :)


Mise à jour :

Pour continuer dans le cliché, on avait oublié le tipi! ... :-)

dimanche 3 février 2008

Enfin che nous!

Ouf! Le décalage horaire nous frappe de plein fouet! Réveillés à 2 h, mais levés à 5 h tout de même, ce qui est toutefois un exploit pour moi, marmotte que je suis... :)

La même impression m'a frappée lors de notre arrivée à Paris en janvier 2007 : c'est comme si nous avions fait "Pause" et que nous recommencions où nous avions laissé... Nous sommes de retour dans nos affaires, notre appart est tel qu'il l'était lorsque nous l'avions quitté, Montréal n'a pas vraiment changé... Nous tournons une autre page.

Les derniers jours à Paris nous ont cependant fait comprendre que ce retour n'était pas en vain. La Poste nous a offert LE service à la française...

- Bonjour! Nous aimerions effectuer un changement d'adresse.
- Oui, est-ce que vous avez une pièce d'identité?
- Euh... Nous avons seulement nos permis de conduire canadiens. Est-ce que ça fonctionne?
- Vous devez présenter une carte d'identité comme le passeport.
- Nous les avons oubliés à l'hôtel, mais il y a notre photo sur le permis...
- Mais ce n'est pas une carte d'identité comme il en existe en France!
- Oui, mais en Amérique du Nord, les permis de conduire servent de carte d'identité.
- Bon, bon, je n'ai jamais vu quelque chose du genre... J'aurai tout vu... (Tout en lisant le permis de conduire) Habitation motorisée? Mais qu'est-ce que c'est? Vous voulez dire un mobil home! (Ici, entendez un mobilum, en tout cas, dans mes oreilles et dans ma tête : "C'est quoi ce mot latin?!?".)
- Nous n'avons pas toujours les mêmes termes au Québec qu'en France, aussi en Suisse, en Belgique...
- J'aurai tout vu... (Au sujet des dates de la durée du changement d'adresse...) Le 30 janvier, mais ça ne fonctionne pas, le courrier est déjà distribué, et le tout prend cinq jours avant d'entrer en vigueur!
- Ce n'est pas grave, ce n'est qu'une indication...
- Et le 1er mai est un jour férié : le courrier n'est pas distribué non plus lors de cette journée!
- Écoutez, nous avons mis cette date comme une indication, mettez la date qui suit si vous voulez... (Grrrrrrr... Dans notre tête, on mettait trois mois de changement d'adresse, pas de cassage de tête : la date de notre départ et la date trois mois plus tard. Pas compliqué.)

Le service de La Poste est reconnu pour être chiant (parole d'un Français), mais nous étions tombés auparavant sur un monsieur hyper sympathique qui était juste au guichet d'à côté. La chance n'était pas avec nous pour terminer ce voyage en beauté. :)

Mais bon, cette année en sol parisien aura été tellement plus merveilleuse que le premier essai que nous espérons revenir un jour. Pour l'instant, nous profiterons de ces mois en terre québécoise pour peut-être converger vers les montagnes du Colorado cet été. Plus de nouvelles en mars!