samedi 8 mars 2008

Québec, pays nordique

Depuis les dernières années, l'hiver québécois durait de moins en moins longtemps que le cliché habituel, soit six mois par année (le cliché là). Nous commencions à avoir de la neige un peu après Noël et il était courant que celle-ci disparaissait au début du mois de mars. Je parle ici de la région montréalaise, puisque l'hiver dure plus longtemps dans les régions plus au nord. Certains disaient que c'était à cause du réchauffement de la planète que nous avions de moins en moins de neige, d'autres parlent de cycles à travers les siècles.

Cependant, cette année vient renverser la donne et est exceptionnelle! Amis français et expatriés, j'aimerais tellement vous montrer une photo de la tempête qui sévit actuellement au Québec parce qu'elle est vraiment impressionnante. Finalement, vous ne verriez rien, seulement du blanc! Ça fait des lustres que je n'ai pas vu autant de neige et je ne suis pas encore tannée. Elle me fascine même. Nous attendons entre 20 et 30 centimètres en fin de semaine, ce qui nous rapproche de plus en plus du record de tous les temps, soit 393 centimètres tombés en 1971. Et les spécialistes disent que nous recevons le plus de neige en mars... Tous les budgets des villes ont été dépassés en lien avec le déneigement et elles fouillent maintenant dans leurs bas de laine!

Mon pays, ce n'est pas un pays, c'est l'hiver... :)

vendredi 7 mars 2008

Fiou! En bon état elles sont

  • 17 colis à bon port
  • Aucune boîte endommagée (comparativement à la 1re fois où nous avons dû remplacer une pièce de vélo)
  • Service rapide et avenant
  • Porte à porte

Maintenant, il suffit de les ouvrir pour contempler les dégâts s'il y a (je pense à ma vaisselle). On croise les doigts! Europack est à recommander pour le déménagement international! (Pub gratuite ici)

mercredi 5 mars 2008

Trouvez l'anglicisme

Petit quiz intéressant trouvé sur Cyberpresse où l'on voit que les anglicismes se sont incrustés dans le français québécois de tous les jours...

Amusez-vous bien! Et lisez bien les questions!

1. Quelle expression est incorrecte?
A - Se couvrir de ridicule
B - Faire un fou de soi
C - Se ridiculiser

2. Quelle expression n’est pas une adaptation correcte de « Up to this date »?
A - Jusqu’à ce jour
B - Jusqu’à présent
C - Jusqu’à date
D - Jusqu’à aujourd’hui

3. Quel nom d’outil n’est pas correctement indiqué?
A - Une paire de pince
B - Un marteau
C - Un tournevis
D - Une scie

4. Quelle phrase fait un usage approprié du verbe « placer »?
A - J’ai placé une commande chez ce fournisseur.
B - Il a placé un appel au directeur du centre.
C - J’ai placé mon argent dans un REER.
D - Cette question a été placée à l’ordre du jour de la prochaine réunion.

5. Quelle n'est pas la bonne façon d’indiquer qu’on ajoute une inscription à son agenda?
A - Mettre à l’horaire
B - Céduler une rencontre
C - Inscrire au programme
D - Mettre au calendrier

6. Comment définit-on correctement la personne qui exécute ou dirige des travaux de construction?
A - Contracteur
B - Entrepreneur
C - Ouvrier

7. Comment désigne-t-on quelque chose qui n’avance ni ne recule?
A - Au neutre
B - Au point mort
C - Statique

8. Quel terme ne doit pas être utilisé pour traduire l’expression « irreconciliable »?
A - Irréconciliable
B - Incompatible
C - Inconciliable

9. Quel terme n'exprime pas correctement « une adaptation faite pour combler un besoin »?
A - Recevoir
B - Accommoder
C - Rendre service
D - Satisfaire

10. Quelle expression fait bon usage du verbe « devoir »?
A - Je suis dû pour des vacances.
B - Pierre est vraiment dû pour une coupe de cheveux.
C - Cet accident était dû pour arriver.
D - Étienne m’a remis la somme qui m’était due.

Et puis? Vos notions d'anglais vous ont-ils aidés? De mon côté, les cours universitaires sur les anglicismes ont refait surface... et ils étaient loin! :)

Si vous êtes patients, vous aurez les réponses dans les prochains jours. Sinon, vous pouvez faire le test ici.

mardi 4 mars 2008

Quand l'accent français s'est séparé de son cousin québécois...

Lu sur Cyberpresse :

Voilà sans doute l’un des plus intrigants paradoxes de l’histoire québécoise. Du temps de la Nouvelle-France, le « parler canadien » était unanimement louangé comme une forme particulièrement pure de français. Mais quelque part entre 1760 et 1810, le monde entier s’est ravisé. Aux yeux de tous, notre accent était soudainement devenu « lourd », « sans grâce », « corrompu ». Que s’est-il donc passé entre les deux?

Dans son livre D’où vient l’accent des Québécois? Et celui des Parisiens?, qui sera lancé officiellement mardi, le phonéticien retraité de l’Université Laval, Jean-Denis Gendron, croit avoir trouvé la réponse.

« Les Français disent au départ que l’accent des Canadiens est identique à celui de Paris, puis, au XIXe siècle, ils disent qu’il est tout à fait différent. Alors, comment l’expliquer? Ce ne sont pas les Canadiens qui avaient changé leur façon de parler, mais bien les Parisiens. Donc, il fallait chercher comment eux avaient changé », expliquait M. Gendron, lundi, lors d’un entretien téléphonique.

Grand et bel usages
Pendant longtemps, deux modèles de diction ont coexisté dans la Ville lumière, souligne M. Gendron : le « grand usage », qui était la langue savante des discours publics, employée au Parlement de Paris, dans les cours de justice, par la bourgeoisie instruite et au théâtre; et le « bel usage », utilisé en privé dans les salons de la noblesse. Sa prononciation, plus relâchée que celle du grand usage, devait paraître «naturelle», c’est-à-dire ni vulgaire, ni affectée.

Elle avait tendance à tronquer certaines lettres et faisait rager beaucoup de grammairiens français. Le bel usage prononçait ainsi, entre bien d’autres : « leux valets », « sus la table », « quéqu’un », « velimeux », « des habits neus », « ostiner », « neyer » (noyer), « netteyer », « frèt », etc.

« On dit dans le discours familier qu’il fait “grand fraid” (…) mais en preschant, en plaidant, en haranguant, en déclamant, je dirois “le froid” », écrivait par exemple le grammairien français Gilles Ménage en 1672.

Puisqu’il était plus proche de la langue du peuple que le « grand usage », on ne s’étonnera donc pas, après la lecture de cette courte liste, que les visiteurs aient eu l’impression que le parler de la Nouvelle-France soit semblable en tout point, ou presque, avec l’accent de Paris.

Mais la haute société parisienne, qui a longtemps flotté entre les deux accents, bascule totalement à la révolution de 1789. Le roi de France, ou le « rouè », comme il disait peut-être, est décapité. L’aristocratie, dont le prestige donnait jusque-là préséance au bel usage, fuit la France (quand elle le peut), ce qui laisse toute la place à la bourgeoisie et à « sa » manière de parler. La révolution, écrit M. Gendron, « sera en même temps politique et linguistique. (…) L’autorité et le prestige acquis par les gens de lettres vont leur conférer le pouvoir d’influencer la langue, en devenant le modèle à imiter ».

Ce changement de la prononciation parisienne — certaines consonnes, comme le r manquant de « sus la table », seront carrément restaurées, dit M. Gendron — se fera aussi très vite, à l’échelle de l’histoire des langues : quelques décennies tout au plus. « Cela s’est fait naturellement, dit M. Gendron. Personne ne s’en est rendu compte. Il y a l’historien Charles Bruneau qui le mentionne un peu, mais les autres historiens n’en parlent pas. »

La révolution linguistique surviendra d’abord chez les Parisiens, pour qui l’ancienne prononciation commencera à « faire paysan ».

La colonie isolée
Le Canada français, lui, n’a évidemment pas pu suivre. Bien que les voyages en France furent permis par les Britanniques, la Conquête marqua le retour d’une partie de la noblesse canadienne en Europe et coupa les liens administratifs entre l’Hexagone et sa colonie. En outre, la menace que fit peser Napoléon sur la Grande-Bretagne mena à un blocus de la France qui isola encore plus les francophones d’Amérique.

« Alors quand les voyageurs reviennent avec le nouvel accent qu’ils ont acquis à la révolution, ils ne comprennent plus. Ils ont oublié leur ancien accent, qu’ils retrouvent chez les Canadiens, mais sans savoir que c’était le leur », dit M. Gendron. Et comme la langue de Paris est la référence la plus courante en français, les visiteurs des autres pays basèrent dessus leur opinion de l’accent canadien.

Source : Jean-François Cliche, Le Soleil.

lundi 3 mars 2008

Les douanes : les doigts dans l'nez!


Eh bien! Un stress non fondé est passé. Les douaniers canadiens... Pfffff... de la p'tite bière. :)

Tout le tracas qu'on se faisait pour les effets personnels qu'on rapportait avec nous au Canada (ceux apportés en France et ceux achetés en France) : facture de chaque bien, papiers prouvant notre année en France (EDF, GDF, quittance de loyer, relevé de compte bancaire, lettre de l'employeur, certificat d'assujettissement), inventaire des boîtes hyperdétaillé... Tout ça pour rien. Il fallait bien sûr montrer le formulaire B4 rempli et estampé par les douanes à notre arrivée au pays ainsi que les papiers faxés par l'entreprise de déménagement, mais c'est tout. Pas de question piège ou de gros yeux suspicieux. Les questions habituelles : nourriture, plantes, alcool, tabac, armes... Je pense que le tout n'a même pas duré dix minutes... Que voulez-vous : on a des bonnes bouilles! :)

Et vendredi, nous recevrons enfin nos boîtes. En espérant qu'elles n'étaient pas dans le conteneur en bas à droite... :)