dimanche 27 mai 2007

Jour 2-3 : Bruges (des km dans la ville)

Les rues de Bruges nous sont un peu plus familières depuis notre promenade d'hier. La ville possède vraiment un charme indéniable avec ses rues pavées, ses briques rouges, ses églises et ses canaux. Je la trouve plus belle qu'Amsterdam finalement.

Et nous sommes pris dans un dilemme : doit-on parler français ou anglais? Puisque nous sommes situés dans la région flamande de la Belgique, ces habitants parlent couramment néerlandais et non français. C'est la Wallonie qui est française. De plus, la Belgique ressemble (et je dis bien "ressemble" et non "semblable") au Canada avec ses deux solitudes : les Flamands et les Francophones. Les premiers sont plus nombreux, sont plus riches économiquement (les grandes villes de la Belgique : Bruges, Anvers, Gand, Bruxelles à la limite, se trouvent en Flandres), sont davantage polyglottes (ils apprennent quatre langues à l'école : néerlandais, français, anglais et allemand). Quant aux Francophones, ils apprennent le français, l'anglais et l'espagnol... et non la 2e langue officielle du pays. Selon notre hôtesse, ils ridiculisent les Flamands qui n'emploient pas un français parfait, même si eux ne parlent pas le néerlandais, et désirent obtenir davantage de l'économie flamande. Comme vous le voyez, j'ai dit "ressemble", puisque les Québécois (enfin, une partie) veulent justement se séparer du Canada et non profiter de ses ressources. Enfin bref, nous sentons une différence quand nous leur parlons en français, puisqu'ils sont un peu plus raides que lorsque nous passons pour des touristes anglais.

Nous continuons notre visite en faisant différents parcours touristiques qui nous mènent à nos premiers moulins du voyage, à une ancienne porte de la ville fortifiée, au Burg avec l'hôtel de ville, les bâtiments du Franc de Bruges et la Basilique du Saint-Sang. Et nous savourons les spécialités locales : moules, bière, chocolat... Menoum menoum. Nous rencontrons également un Québécois dans un resto italien. En fait, c'est la 2e fois que nous entendons l'accent québécois à Bruges. Et on se reconnaît parfois avant même de s'entendre parler : la physionomie québécoise est reconnaissable parmi celle des Européens. :)

Jour 3
Bip bip bip... Kessé ça? bip bip bip... Une alarme de feu? bip bip bip... Benoît se lève. bip bip bip... Yé quelle heure? 6 h, merde. bip bip bip... Ça doit être un toton qui a oublié d'enlever son alarme... bip bip bip... Eh oui! C'est ça. bip bip bip... Benoît cogne chez le toton. Personne. bip bip bip... Descend trois étages pour avertir la réception. bip bip bip... Personne. bip bip bip... Appelle la réception. bip bip bip... Le proprio de l'hôtel monte en bobette pour éteindre le réveil. Mmmm... Sommeil.

Nous avons une discussion avec l'hôtesse et des clients français concernant la Wallonie et la Flandre comparativement au Québec et Canada. Ça vire sur l'immigration et l'adaptation des immigrants en France et au Canada. Selon leurs propos, ils ont probablement voté Front national ou Sarkozy aux dernières élections présidentielles...

Bruges n'a presque plus de secret pour nous, mais nous n'avions pas encore visité son quartier le plus touristique. Et c'est ce qu'on a fait pour cette dernière journée en découvrant le Beginhof, d'autres rues pavées et d'autres coins plus pittoresques.

Pour voir nos photos du voyage!

> Jour 4 : Bruges-Vlissingen

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