jeudi 18 octobre 2007

Jeudi noir dans les transports

Si vous pensez que les syndicats sont puissants au Québec, vous n'avez rien vu!

Aujourd'hui, 18 octobre, grève nationale dans tous les transports en commun! Les huit syndicats de la SNCF (Société nationale des chemins de fer français), unis pour la première fois depuis 1995, se joignent aux syndicats de la RATP (Régie autonome des transports parisiens) et de EDF-GDF (Électricité de France-Gaz de France) pour protester demain contre la réforme des régimes spéciaux dans la fonction publique que le gouvernement Sarkozy prévoit appliquer. Un autre syndicat, la CGT (Confédération générale du travail) désire limiter la grève à 24 heures, tandis que certains syndicats, Sud Rail, FO (Force ouvrière) et la FGAAC (Fédération générale autonome des agents de conduite), veulent qu'elle soit renouvelée.

Le tout a débuté le mercredi 17 octobre à 20 h et se déroulera probablement jusqu'au vendredi 19 octobre. À Paris, seuls 46 TGV rouleront sur environ 700 en temps normal, 10 lignes de métro sur 14 sont quasiment à l'arrêt et le trafic sera quasi nul sur les lignes de banlieue. Les autobus et les tramways devraient fonctionner à hauteur de 15 %. Des perturbations sont possibles dans les aéroports, puisque les syndicats ont appelé les salariés à "des actions pouvant aller jusqu'à des arrêts de travail". Des perturbations sont aussi à prévoir dans 27 villes aux quatre coins de la France, dont Dijon, Reims, Lyon ou Toulouse.

Pas mal tout le monde qui utilise les transports en commun sont touchés, surtout les travailleurs. Par conséquent, Benoît est resté à la maison aujourd'hui pour travailler. Et même si leur avion était seulement ce matin, mon amie Genou et son copain sont partis hier soir pour l'aéroport Charles-De-Gaulle et ont passé la nuit là-bas parce qu'il n'y avait aucun train circulant entre Paris et l'aéroport aujourd'hui... Ces deux voyageurs viennent de battre mon amie Lucie (partie seule en voiture en Colombie-Britannique) quant à l'esprit d'aventure : ils sont partis en Thaïlande pour deux mois sans autre bagage que les vêtements sur leur dos... L'aventure à l'état pur!

Pour revenir à la grève, je ne pense pas que le président Sarkozy reculera, entêté comme il est. La grève risque ainsi de s'allonger, et une autre est prévue le jeudi 25 octobre. Fiou pour moi!

3 commentaires:

Anonyme a dit...

Cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu une telle mobilisation, mais j'ai quand même réussi à faire mon Montgeron-Levallois en train métro aujourd'hui. Le banlieusard que je suis est aussi têtu que le cheminot. Non mais, c'est pas leur petite grève de rien du tout qui va m'arrêter ! :-)

Plaisanterie mise à part, rebelote pour demain... J'espère juste comme beaucoup de franciliens ne pas revivre décembre 95 car c'était vraiment dur, même si vers la fin tout le monde avait appris à se débrouiller sans train ni métro.

Ces grèves vous font une vraie expérience française de plus ! Etre en France sans vivre au moins une grève des transports, c'est comme venir ici et ne pas goûter aux vins et aux fromages, vous auriez raté un morceau de notre culture !

Sur ce, je retourne tenter ma chance sur ABCDTRAINS.COM pour savoir comment aller travailler demain.

Anonyme a dit...

he he Ça me rappelle une grève semblable en 2003. J'étais allé travailler à pieds. Imaginez, partir de mon appart et marcher jusqu'à Nanterre ! Le bureau était à côté du RER Nanterre Préfecture. Ouf !

Anonyme a dit...

Ayoye bonjour les ampoules! ;)

Dans mon cas j'ai travaillé de la maison le premier jour, ca c'était cool.

Le soir je me suis botté le cul et j'ai réparé mon pneu crevé (le genre de chose que je repousse le plus tard possible) et j'ai j'ai donc enfourché mon vélo pour aller au travail le lendemain. De Montparnasse à Sèvres... je l'ai fait souvent mais jamais avec autant de bouchons! Même en vélo ça avançait péniblement... ça m'en aura presque (presque!) dégouté!

Mais en vélo à Paris, vaut toujours mieux partir tôt. Alors imaginez en temps de grève...

(Pis je vous parle pas du nombre astronomique de Vél'ib que j'ai croisés! Disons seulement que ça paraissait que beaucoup de monde ne pédalaient pas souvent en ville... grrr)