Les deux canards plongent
En cette 9e année en agréable compagnie, nous avions décidé de nous gâter en allant Aux deux canards que nous avions tellement apprécié avec oncle Robert et tante Claire.
Comment bien commencer la soirée quand notre homme nous attend avec des roses... (Merci Virginie et Anne Juliet pour votre suggestion. :))
Emplis de gourmandise à l'idée de manger du canard apprêté de façon surprenante, nous avons eu droit au vrai service français... Vous savez celui qui est cliché et qui est réservé aux touristes... ;)
En fait, notre cher hôte décrivait le menu à des touristes anglais dans un anglais, disons-le français de France. La dame (asiatique) a eu la mauvaise idée de le reprendre sur "duck"... Oh là là! La galère. Il lui a balancé en français que, eux, ne cuisinaient pas des rats ou des chats, mais qu'ils faisaient de la vraie cuisine, eux. Ouf! Malaise pour ceux qui comprenaient le français...
Comme si les Français ne reprenaient pas les Québécois... Je n'ai qu'à penser à :
- Bonjour, où pourrais-je trouver une carte de la ville?
- Une carte?
- Oui, où il y a les rues de la ville et où on peut s'y retrouver géographiquement... (regard désespéré vers Benoît)
- Ah! Vous voulez dire un plan!
- Oui, oui... (regard assassin vers Benoît qui se tord de rire)
- Et c'était quoi cette entrevue que vous avez passée?
- Entrevue...
- Oui, vous avez parlé avec des journalistes tout à l'heure.
- Ah! Vous voulez parler de l'entretien!
- Oui, oui... (grrrrr... dans ma tête)
Il y avait le "support" aussi au lieu du "cintre"...
Note : Tous les Français ne sont pas comme ça. Tout le service à la clientèle français n'est pas comme ça. Ce n'est que des expériences prises au hasard et ne représentent pas l'ensemble des Français... :)
2 commentaires:
Heu pas mieux.. j'avoue que le coup du support Nathalie me l'a fait et pareil, j'avais rien compris. Support pour un manteau fait penser à un porte-manteau, une paterre mais avant de comprendre que c'est un cintre.
Comme la "carte de la ville", on comprend mais ce n'est pas notre façon usuelle de le dire, alors cela accroche l'oreille, forcément. Une carte c'est une carte routière par exemple, tu n'entendras jamais parler de "carte du métro parisien", mais toujours d'un plan...
Le plus beau coup qu'il m'est arrivé de "mot pour un autre", c'était avec belle-maman m'annonçant fièrement que le plat qu'elle me servait de contenait pas de "préservatif"... ouf... belle-maman qui vire au rouge écarlate, et qui rectifie par conservateur. Ca surprend sur le coup ! :-)
Hihihi... J'avoue que "préservatif" dans cette situation est un méchant quiproquo. Surtout quand tu rencontres la belle-famille pour une première fois. :)
Le français québécois est différent du français de France comme celui des Belges, des Suisses, des Marocains... Il suffit de comprendre le contexte, pas obliger de reprendre l'autre. Ce n'est pas comme si les deux personnes tentaient de se parler dans une langue seconde pour se comprendre, genre un Québécois parlant en anglais à un Autrichien... ;)
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