samedi 5 janvier 2008

Pris la main dans les poches d'une veste qui n'était pas la sienne

Je suis une observatrice. Je vois souvent des choses que les gens ne voient pas du premier coup ou que je ne devrais pas voir... C'est ce qui m'est arrivé hier au Centre Eaton dans la foire alimentaire. Comme d'habitude, nous faisons une belle équipe : Kathy voit et Benoît agit. :) Mon cerveau se pose toujours des milliers de questions avant de poser un geste. Dans cette situation, je me suis demandée :

Que doit-on faire lorsqu'on voit un pickpocket à l'oeuvre?

a) Aller voir le malfrat et lui sacrer une volée
b) Avertir la sécurité
c) Attendre que le voleur parte et avertir la victime pour qu'elle s'arrange avec ses problèmes
d) Ne rien faire

Du coin de l'oeil, j'avais vu un manteau bouger lorsqu'il ne devait pas, puisque reposé sur le dossier d'une chaise d'un monsieur qui jasait et qui ne se rendait pas compte du manège. Subtilement, j'ai regardé à nouveau et j'ai bien vu qu'un gars faisant mine d'avoir un bras dans le plâtre fouillait avec ledit bras dans les poches du manteau. Avisant mon comparse de toujours de ce qui se tramait en face de moi, je me suis bien questionné sur la bonne façon de réagir. Surtout quand j'ai vu que les deux complices se dirigeaient vers nous et partaient pour s'asseoir derrière Benoît. Je lui ai donc dit de ramasser son manteau sur-le-champ, et ils sont partis. Mon homme est parti à la recherche d'un employé de la place pour l'avertir d'appeler la sécurité. Lorsque les deux baraqués en kaki sont arrivés, nous leur avons décrit les individus. Ces derniers étaient toujours là, attablés tranquillement. Cependant, ils sont partis lorsqu'ils ont vu que nous les désignons à la sécurité. Bon, je n'ai pas été super subtile sur ce coup-là, de peur qu'ils partent sans être arrêtés et j'ai eu un peu la chienne par la suite de peur de représailles... ne sachant pas s'ils avaient été interceptés parce que nous sommes partis tout de suite après que la sécurité est partie à leur rencontre. Donc, nous ne saurons jamais si nous avons permis de diminuer la masse de voleurs du centre-ville. :)

Benoît avait averti le monsieur dont les poches avaient été violées, mais son portefeuille était toujours là. Cependant, si les deux pickpockets n'avaient rien à se reprocher, ils ne seraient pas partis chacun de leur côté en changeant leur allure. Voilà notre péripétie de la grosse ville dangereuse de Montréal. :)

Nous décollons ce soir pour Paris! Et pour trois semaines de déménagement intense! Vive l'international!

15 commentaires:

Anonyme a dit...

après que la sécurité SOIT repartie?

...pout le fun de gosser su l'frança...

Kathy a dit...

Héhéhé... Pour "gosser" avec le français, il faut aussi s'assumer et ne pas demeurer Anonyme... ;)

Il ne faut pas se fier à ce qui semble évident. Selon l'Office québécois de la langue française, "[l]a construction d’une phrase comportant la locution après que avec le mode subjonctif est critiquée; en effet, la proposition introduite par après que indique quelque chose de certain, qui s'est bel et bien passé ou qui se passera, ce qui n'est pas le cas des propositions introduites par la locution avant que, qui, elle, demande le subjonctif, mode de l’incertitude et de l’hypothétique."

Anonyme a dit...

voilà qui m'en bouche un coin!

anonyme qui s'assume

Anonyme a dit...

Hey, c'était pas moi cette fois-là!

le VRAI Anonyme

Anonyme a dit...

Bon, on dirait qu'il y a des anonymes qui prennent la relève ! LOL Je ne pourrai plus te taquiner avec ça. ;)

Kathy a dit...

C'est ça un blogue : tout un chacun a la liberté d'émettre un commentaire et c'est ça que j'aime aussi. Pas de problème avec ça! Je suis là pour qu'on me taquine, alors j'assume! :)

Et battez-vous pour votre anonymat! Ça nous permet de "better" sur votre identité. C'est René Angélil qui a pris possession du corps de Benoît. Moi, je fais la Céline du Bye Bye 2007 de RBO : "J'aime pas ça gager, mais quand c'pas des gros montants, ça m'dérange pas". :)

Mais là, Bruno vient de péter notre bulle... On repart donc à zéro pour le premier, mais on reconnaît l'humour du deuxième. Mais ça, il y en aurait un autre qui pourrait le faire. Enfin bref, on est content de vous avoir. :)

Anonyme a dit...

« C'est ce qui m'est arrivé »
=> Manque le E puisque c'est une meuf.

« nous faisons une belle équipe »
=> Nous formons une belle équipe.

« j'avais vu un manteau bouger lorsqu'il ne devait pas »
=> J'avais vu un manteau bouger alors qu'il ne LE devait pas.

« pour l'avertir d'appeler la sécurité »
=> hum hum... Kosséssa c'te français-là? Ça vient d'la Gaspésie ? ;)

Réponses possibles :
- pour l'avertir
- pour lui demander d'appeler la sécurité
- pour l'avertir et lui demander d'appeler la sécurité

Sinon, entièrement d'accord avec l'anonyme : c'est SOIT qu'il faut écrire. Le subjonctif n'a rien à voir avec le fait hypothétique ou non hypothétique des choses. Ils sont complètement à côté de la plaque à l'OQLF. MDR

Pour le p'tit jeu de détective sur les anonymes, on peut toujours faire ça la prochaine fois. :)

Benoît a dit...

Tu vois Bruno, on avait de bonnes raisons de penser que c'était toi qui avait écrit le premier commentaire!

"C'est ce qui m'est arrivé" : l'orthographe est correcte. On parle ici de complément d'object INDIRECT (c'est arrivé À quelqu'un). Et comme "C'est" a un sujet indéfini, on ne l'accorde pas. On l'aurait accordé si la phrase avait "La chose qui m'est arrivée".

- Lorsqu'il ne LE devait pas : Come on! Ca arrive un oubli! :)

- Usage du subjonctif avec "après que": Le débat fait rage et ne se limite pas au Québec :

http://www.langue-fr.net/index/A/apres-que.htm

Pis franchement Bruno, je pense que OQLF a plus d'autorité que toi sur le sujet. :-P :-p :-p

Pis on peut tu donner un break à ma blonde sur l'orthographe quand elle écrit un texte? Ça me fait penser aux écoliers qui reprennent la prof dès qu'elle fait une faute au tableau! :)

Anonyme a dit...

MDR

Prends-le pas comme ça Benny, moi je n'ai fait que donner une suite aux échanges déjà débutés avec les anonymes. :) Je te jure que ce n'est pas moi qui ai commencé.

Merde, je me suis fait avoir sur l'accord pour "il m'est arrivé". En fait, même ci ça implique un COD ou un COI, on s'en fout. L'important c'est le "il" qui représente l'impersonnel (ce que les féministes détestent tant). C'est là que je me suis fait avoir : il n'y pas d'accord avec un pronom impersonnel. Du coup je me prosterne devant le grand maître Turcotte. LOL

Anonyme a dit...

Au fait, Maître Turcotte, faut-il écrire « ce qui m'est arrivé » ou « ce qu'il m'est arrivé » ? Je me pose cette question existentielle depuis des lunes. :)

Anonyme a dit...

Même question pour « Ce qui se passe » et « Ce qu'il se passe ».
Les profs nous ont appris à renverser logiquement la phrase en question pour trouver la réponse. La forme interrogative étant « Que se passe-t-il? », j'en déduirais qu'il faut écrire « Ce qu'il se passe », avec le "il" impersonnel.

La preuve (blague) :
« Ce qui m'énarve »
n'a pas la même signification que
« Ce qu'il m'énarve! »

Kathy a dit...

J'aime bien quand mon chum vient à ma rescousse, mais, franchement, Bruno, tu cherches des poux...

C'est vrai ça : qui est l'OQLF pour nous dire comment écrire?!? Pfff... Un organisme voué à la langue française qui ne fait que ça de ses journées... C'est drôle, mais la plupart des ouvrages de référence disent la même chose au sujet de l'indicatif utilisé avec "après que" : Multidictionnaire, Le français au bureau, le Précis de Grevisse...

Et je te ferai remarquer que le reste du "débat" est plutôt axé sur l'identité des anonymes et non plus sur les erreurs que tu t'évertues à trouver dans le texte. Si ça t'amuse, n'hésite pas, mais tu t'éloignes du concept initial de ce blogue qui se veut personnel... et non didactique.

Continue à chercher... :P

Anonyme a dit...

Ralala, je crois que je vais arrêter l'humour français car c'est toujours pris au premier degré. Quand je dis que l'OQLF est à côté de la plaque, c'est purement de l'humour provocateur (typiquement français). Je sais très bien que l'OQLF est un organisme sérieux, etc.

Désolé si mon humour est mal compris, je n'en ferai plus avec vous (pis après ça on va me dire que je suis un gars plate). LOL

Vous regarderez l'IP de l'anonyme qui a parti le jeu, vous verrez que ce n'est pas moi. ;)

Sans blague, ça fait un bail que j'ai cessé de chercher à trouver des erreurs de français dans vos textes. J'ai bien compris que ça vous énervais. J'ai toujours su que ce blog était quelque chose de personnel, qu'il n'avit rien de didactique (même si l'un des billets était une dictée représentant une véritable drogue pour moi, tellement j'adore ce genre de défi). Mais j'ai craqué quand j'ai vu qu'un petit malin anonyme a lancé le bal.

C'est promis, je ne retoucherai plus à cette drogue, Madame le Proviseur. :)

Anonyme a dit...

oups, faute dans mon texte :
remplacer "chercher à trouver" par "m'amuser à chercher" ;)

Kathy a dit...

En fait, me faire corriger ne me dérange pas, c'est plutôt la façon de le faire. Anonyme m'a posé une question légitime, tandis que Bruno, tu cherchais des bibittes...

En passant, je n'ai rien contre l'humour, mais je ne crois pas que ton style soit typiquement français, mais bien "brunois"... ;)