vendredi 10 août 2007

À Paris ou sur Paris?

Je suis maso... :)

Comment aborder cette formulation qui est entrée dans l'usage de CERTAINS Français? Puisqu'elle est couramment employée pour signifier que les gens sont sur Paris, vont sur Paris ou habitent sur Paris.

Selon l'Office québécois de la langue française :

Après un verbe exprimant la direction, l'emploi de la préposition sur devant le nom d'une ville est réservé à la langue familière. Dans ce contexte, l'emploi de la préposition vers est préférable.

Exemples :
- Les automobilistes se dirigeant sur (vers) Paris doivent faire preuve de vigilance.
- Cet avion se dirige sur (vers) Miami.

Toutefois, sur peut précéder le nom d'une ville dans l'expression marcher sur une ville, qui signifie "faire mouvement en direction d'une ville pour la prendre d'assaut", en parlant d'une troupe.

Par ailleurs, on doit éviter d'utiliser la préposition sur devant le nom d'une ville lorsqu'on parle de la température qu'il y fait. Dans ce contexte, il vaut mieux utiliser la préposition à.

Exemples :
- Le thermomètre indique cinq degrés sur (à) Québec.
- On annonce moins 25 degrés sur (à) Montréal cette nuit. (Mmmmm... les bons souvenirs...)

Cependant, on peut utiliser sur devant le nom d'une ville lorsqu'on parle d'un phénomène atmosphérique qui s'y déploie, ou encore lorsque la ville est nettement perçue comme une surface.

Exemples :
- Il pleut sur Londres.
- On a lancé des bombes sur Bagdad hier.

Mon tendre époux me rappelle que c'est l'Office QUÉBÉCOIS de la langue française et n'est pas une référence pour la langue française de France. J'ai pourtant fouillé dans Le Petit Robert et autres sites de référence français, mais sans succès et sans réponse.

"Sur Paris", langue familière, langue de la rue, langue de tous les jours? (Je vous ai dit que j'étais maso... ;))

8 commentaires:

Benoît a dit...

Moi aussi je suis maso! :)

J'aime personnellement beaucoup l'expression "sur Paris".

C'est difficile à expliquer. Ça une certaine sonorité poétique pour moi, comme si l'on flottait ou volait au dessus de la ville...

Enfin, OQFL ou non, moi je garde l'expression... :)

Anonyme a dit...

Pour quand le nouveau guide grammatical "Le Petit Turcotte" ?

:)

Kathy a dit...

J'aime ma job! Euh... mon job! Euh... mon travail! ;)

Adepte de la féminisation, j'opterais plus pour "La Petite Turcotte", ce qui me représente bien dans toute ma grandeur! Hihihi

Anonyme a dit...

J'ai déjà entendu une explication savante à la radio française sur le sujet, en 2001 ou 2002. C'était pour le verbe habiter. On n'habite pas sur Paris mais à Paris. De même lorsqu'on doit répondre à la question « Où es-tu? ».

Mais comme Beunoïtte, j'aime bien moi aussi l'expression « sur Paris ». On prend rapidement l'habitude de l'utiliser à force d'écouter les Parigo. :-)

Alors, il fait quel temps à Paname ? Paraît qu'il pleut comme vache qui pisse depuis 1 mois ?

Anonyme a dit...

Adepte de la féminisation ? « Mais Madame, si vous étiez censeur, vous ne voudriez tout de même pas que l'on vous appelle Madame la censeur ? »

Suis mazo moi aussi, hi hi hi

Kathy a dit...

Ta! Bruno, t'es en forme! :)

Il pleut et il fait frais! Je suis contente dans un sens, puisqu'on ne souffre pas de la canicule. :) Mais ils disent qu'ils n'ont jamais vu un temps aussi pourri depuis longtemps pour le mois d'août.

Entre Madame la censeure et Madame LaBlanche, je préfère tout de même la dernière... ;)

Anonyme a dit...

hi hi hi J'aime bien le « Ta! » :-)

Au fait, j'en ai une bonne pour vous, dans ce genre de catégorie : Souvenez-vous de vos p'tits bobos qu'il fallait toujours désinfecter quand vous étiez petit. Pour désigner ce produit, faut-il dire de l'alcool 90 degrés ou de l'alcool 90% ? Pourquoi les Français disent-ils de l'alcool 90 degrés ?

Have fun ! ;-)

Anonyme a dit...

Au sujet du mot JOB, je suis de celles qui disent LA avec fièrté, car après tout, le Québec a utilisé ce terme (au féminin) bien avant la France... Alors, à qui revient de déterminer le sexe d'un terme anglais, sinon aux premiers à l'avoir employé? N'en déplaise à Paris, sacro-saint centre de la francophonie et à ses ouvrages de ''référence'', UNE job, c'est pas UN job.

Marie-Eve